Chapitre 1.1 | 404factory

Chapitre 1.1


 Homère? Homère! Allez réveille-toi!

Une main saisit son épaule avec douceur pour le secouer affectueusement.

Une dure journée de travail nous attend!

Le jeune Homère ouvrit péniblement ses yeux : le visage réconfortant de son père était penché au-dessus de lui dans sa minuscule cabine.

_Bien dormi mon petit? lui demanda-t-ild'une voix douce tout en ébouriffant sa massive tignasse brune qu'il lui avait léguée.

Le jeune garçon se redressa comme il le put dans sa petite couchette et frotta ses yeux encore tout alourdis par le sommeil. Avait-il passé une bonne nuit? C'était une bonne question songea-t-il, habité encore par ce rêve étrange. Il était seul, perdu dans un paysage brumeux s'étendant à perte de vue tout autour de lui. Il marchait sans cesse, essayant en vain de trouver quelque chose qui rompe avec cette morne plaine. Il savait qu'il cherchait quelque chose de plus précis dans son rêve mais il commençait déjà à se dissiper dans son esprit. Par contre le souvenir de la soif qui l'avait dévoré dans son songe et de la joie qui l'avait saisi en voyant un fleuve apparaître derrière la brume était encore bien présent dans sa mémoire. Il avait accourut vers le fleuve et avait commençé à en boire l'eau goulûment. Entre deux rasades il avait levé la tête et avait vu sur l'autre rive des silhouettes floues qui l'observaient silencieusement. A chaque gorgées supplémentaires, elles s'étaient faites de plus en plus ternes et vaporeuses. Un peu comme une brume que le vent finirait par disperser, fatalement.

Homère prit tout son temps pour se lever, tant il était encore touché par son cauchemar. Il jeta un rapide regard sur sa cabine et s'arrêta sur la petite tablette qui lui faisait office de table de chevet où trônait un vieil ouvrage datant de l'Ancienne Humanité : l'Odyssée. Le livre était petite mais dense et avait été précieusement emballé pour que le temps ne l'abime pas. Le recopier et le relier, c'était le début de son devoir en tant que jeune conteur : c'était à ce livre précisément qu'il devait son nom d'homme. Presqu'une année l'éloignait à présent de la cérémonie et pourtant son nom d'adulte fait lui semblait encore si étrange... Si artificiel…

_Bon, les garçons vous venez le petit déjeuner est prêt! Résonna la voix de sa mère dans les minces couloirs de la péniche.

La perspective d'un petit déjeuner de fête acheva de dissiper son rêve. Les villageois chez qui ils s'étaient amarrés  leur avaient offert du lait et du beurre en signe de bienvenue hier. Ça changeait des habituels potages de légumes ou infusions du matin. Ça vous tenait bien plus au ventre et c'était si agréable de se réveiller avec de tels mets!

Homère suivit donc son père dans la grande salle principale au centre de la péniche de bois et d'aciers. Enfin grande… Tout était relatif dans une péniche où chaque espace était pensé et conçu pour être réduit à son minimum pour faire un maximum de place aux marchandises qu'ils transportaient de villages en villages. Sa mère les attendait déjà accompagnée de sa tante, de son oncle et de ses deux nièces. Les péniches étaient un bien précieux et coûteux à construire pour les siens : chacune d’elles étaient attribués à deux couples et leurs enfants. Homère avait eu de la chance : si sa tante avait eu un garçon il aurait été contraint de partager sa cabine. Il était priviligié parmi les jeunes de sa tribu, même si ses parents ne vivaient pas aussi bien ce privilège.

_Hé ben dis donc! Toi tu as eu du mal à te réveiller ce matin! Commenta sa mère mi-amusée, mi-excédée. Allez ne te montre pas inutile et ramène le pot de miel sur la table. Ça te tente avec ton lait chaud? Lui demanda-t-elle avec un sourire radieux et gourmant.

Il répondit à la bonne humeur matinale de sa mère par un sourire encore plus large et partit en quête du pot qui tronaît bien en évidence sur une des étagères de la cuisine. Le miel était un met rare et fameux, sa famille avait tendance à l’économiser. Il fut donc surpris que sa mère lui demande de s'en servir lorsque soudain il se souvint : aujourd’hui c’était l’anniversaire de ses deux cousines Jane et Wendy. Dans sa tribu chaque naissance était une fête, une véritable occasion de se réjouir alors que dire quand on fêtait l’anniversaire de jumelles…

Les deux petites étaient à table et étaient parties dans une grande conversation avec leur mère, Tante Barrie, sur leur futur nom d’adulte :

_Et moi si je ne veux pas changer de nom? Bouda Wendy en croisant ses bras et en adoptant la mine la plus renfrognée que lui permettait sa bouille de petite fille blonde.

_Tu n’as pas le choix c’est ainsi que nous faisons tous une fois adultes, lui expliqua sa mère. Regarde ton cousin il s’y est bien fait lui!  

Homère prit place à table entre sa Tante Barrie et son père. Ce dernier prit la miche de pain trônant au milieu de  la grande table et en découpa une bonne tranche bien épaisse pour tout le monde. Le pain n'était plus tout à fait frais mais avec du beurre frais ça serait tout de même un pur régal.

_Moi ça me fait bizarre de l’appeler Homère je trouve que ça lui allait mieux Charlie! Répondit Wendy

_Dis tante Zola, ça t’embête pas qu’il ait perdu ton nom?

La question de Jane eut pour effet de laisser songeuse sa mère. Elle fixa son fils quelques instants : il avait ses yeux et ses tâches de rousseurs. Chez les conteurs, on savait respecter le silence de ceux qui cherchent leurs mots si bien que personne ne dit rien jusqu’à ce que Zola réponde à sa nièce. Couper la parole à quelqu'un était presque un sacrilège.

_Hmm, je mentirais en disant que non. C’était dur au début surtout. Car voyez-vous mes petites la cérémonie du Nom n’a pas uniquement pour but de faire de vous officiellement des jeunes adultes mais également de rappeler aux parents que les enfants ne leur appartiennent pas. C’est pour cela que vous perdez le nom que vous ont donné vos parents, leur expliqua-t-elle doctement.

_Mais tante Zola tu seras toujours la maman de Cha... d’Homère? Questionna la petite Jane soudain inquiète, peut-être de perdre elle-même sa mère en même temps que son nom. Vous avez aussi une cérémonie du Nom chez les chasseurs?

_Oui mais nous ne sommes pas que des fils et des filles dans notre vie. En tant que conteurs nous avons le devoir de faire survivre la mémoire de nos homonymes. Mais vous avez le temps de voir venir mes petites : votre cérémonie n’aura lieu que dans quatre ans.

Homère remarqua qu'encore une fois sa mère éluda la question sur ses origines. Elle était dévenue une conteuse par choix et non par filliation. C'était un phénomène rare chez les Descendants mais pas non plus sans précédents. En changeant de tribu, il fallait accepter qu'on ne retrouverait sa famille qu'une fois par an, durant l'hiver, à la Citadelle. Rares étaient ceux qui étaient prêt à faire un tel sacrifice. Mais il y en avait toujours quelques uns par génération.

Jane se tourna ses immenses yeux bleu vers son cousin et lui demanda :

_Dis Homère pourquoi tu ne veux pas nous raconter comment ça s’est passé pour toi?

_Chaque cérémonie est différente et certains récits ne doivent pas être racontés avant d’être vécus, leur répondit-il dans un style très prôche de sa mère.

Beaucoup de villageois de Francie commerçant avec les conteurs trouvaient qu'ils avaient tendance à user et à abuser des maximes, dictons et autre tournures de sagesses populaires mais les conteurs appréciaient les histoires même dans leur simplicité la plus extrême.


Le petit-déjeuner se déroula dans un calme paisible et la discussion se dirigea très rapidement vers le travail qui les attendait ce jour là. Ils allaient devoir décharger un maximum de marchandises, négocier les tarifs avec les villageois de Mamèsé et charger de nouvelles marchandises à échanger avec des villages en aval. C'étaient les conteurs et leurs péniches qui permettaient aux biens de circuler dans tout le sud-est de la Francie. Sa mère, Zola, allait l'emmener pour qu'il assiste aux séances de négociations sur les prix avec le chef du village : il avait l'âge parfait pour commencer à apprendre et il n'y avait pas meilleur maître du négoce que sa propre mère, la conteuse la plus âpre en affaire. Pendant ce temps là, son père King et son oncle Stevenson allait décharger les marchandises que la tribu s'était engagé à livrer la saison dernière et prendre soin des chevaux qui tiraient leurs péniches sur les chemins de halage. Tante Barrie, au ventre très alourdi par sa grossesse avancée, allait veiller sur la péniche et ses deux filles. Tout le monde devait être mis à contribution. Sur une péniche, les temps morts étaient rares ou bien consacrés à l'étude des ouvrages de son patron.


 Les conteurs étaient toujours les bienvenus dans ce petit village de maraîchers. Outre le commerce de denrées et biens, les conteurs offraient bien d’autres services aux tribus qu’ils traversaient dans leur vie de nomades : ils faisaient office, dans tout le sud-est de la Francie, de notables en se faisant garant pour les mariages, contrats et naissances. Leur vie itinérante leur conférait une neutralité qui convenait bien aux habitants sédentaires de la région pour tous les sujets un peu sensibles et ils maîtrisaient la langue écrite des ancêtres. Pour des villages aussi pieux que celui de Mamèsé, tout texte écrit dans cette langue avait un caractère sacrée et inviolable. Par ricochet, cela conférait aux conteurs une aura de respectabilité.


Ainsi était faite la vie d’Homère : une vie de nomade au fil des saisons, des villages de sédentaires et de Sequenae. Le voyage de retour vers la Citadelle allait bientôt commencer. L’hiver commençait doucement à apparaître : les matins se faisaient de plus en plus froids, de plus en plus brumeux et les arbres se couvraient de teintes ocres.

Homère savoura son lait chaud parfumé de miel et sa tranche de pain couverte de beurre avant d’aller dans sa cabine s’habiller avec sa plus belle chemise, sa mère l'avait suffisament prévenu que s'il arrivait couvert de guenilles le chef du village percevrait ça comme un afront. Et ce même s'il commerçait avec les conteurs depuis toujours comme son père et son grand-père avant lui. Sa mère lui avait sans cesse répété qu'il devait à son hôte respect et égards. Sans le travail de ces paysans, les conteurs seraient aussi obligés de travailler la terre et le soir venu ils seraient tous bien trop épuisés pour étudier leur homonyme avec assiduité.

En sortant de sa cabine, il jeta un dernier coup d’œil au volume sur la petite tablette en bois à côté de son lit : l’Odyssée. C’était ce livre qu’il avait choisi par hasard lors de la cérémonie du Nom et que depuis bientôt un an il n’avait cessé de lire et de relire comme s’il y avait dans ce livre quelque chose, que la nécessité ou le sort avait mis sur sa route, un message que l’Ancienne Humanité avait voulu lui transmettre.

Sa mère l’attendait au niveau de la porte donnant sur le pont. Comme toujours elle le regarda avec un grand sourire mais depuis la cérémonie du Nom Homère pouvait y lire une certaine mélancolie, une sorte de peine.

_Maman, arrête de me regarder comme ça, maugréa-t-il en s'approchant d'elle.

_C’est juste que… enfin… Tu es si grand à présent, presqu’un homme.

_Oui et comme tous les hommes et les femmes conteurs je dois me rendre utile à tous, lui répondit-il en la contournant pour accéder à l’extérieur. Tu vois je les retiens bien tes leçons…

Sa mère en profita pour passer une main dans ses cheveux et il pesta gentiment bien plus pour la forme que pour le fond.


Tous les membres de sa tribus aptes au travail se retrouvèrent sur les berges. Sur de nombreux visages on pouvait encore lire les traces du sommeil et quelques mâchoires se décrochaient à l’occasion. Certains avaient commencé à débarquer des caisses pleines de marchandises. D'autres faisaient carrément rouler des toneaux amplis de boissons alcoolisés et amères que Homère trouvait parfaitement écoeurantes. Les quaies du petit village de Mamèsé s'emplissait doucement de victuailles provenant du sud, des caisses emplies de fruits et légumes, d'immenses rouleaux de tissus en lin ou en chanvre, de fourures, d'outils manufacturés provenant de la Citadelle des conteurs et des ateliers de leurs batisseurs ou des voyages de leurs collecteurs. Homère adorait voir devant lui cette abondance baroque de biens aux formes et aux couleurs variés. Il était profondèment fier du travail des siens.


 Le maire du village les attendait accompagnée de quelques chefs de familles. Chacun accompagna les villageois où une quelconque tâche nécessitait leur présence. Son père et son oncle suivirent un homme d'âge mûr massif qui les attendait là : quelques maisons avaient sérieusement besoin d'être correctement entretenues avec l'hiver qui arrivait. Homère et Zola suivirent le maire du village accompagné de ses deux fils. Ils les avaient guetté depuis les quais et le maire les accueillit avec un sourire immense et affable. La venue des conteurs était un événement pour le village de Mamésè qui ne se produisait que deux fois par an : au début du printemps et à la fin de l'automne.

_Bonjour vous deux! Vous avez apprécié le lait et le beurre qu’on vous a donné?

_Bonjour Luc, nous nous sommes régalés! Merci encore, vous n’y étiez pas obligé! Répondit la mère d’Homère.

Homère observait avec curiosité l'échange amicale entre sa mère et le maire de Mamésè. C'était la première fois qu'il suivait sa mère lors des négociations pour le troc de biens et de services. Sa mère n'était certes pas une conteuse de naissance mais elle était la meilleur quand il s'agissait de défendre l'intérêt des siens dans le négoce. "À la limite du raisonnable" répétait-elle souvent à son fils. Il ne s'agissait pas d'arnaquer leurs hôtes ni de leur manquer de respect : leur propre prospérité reposait après tout sur la prospérité de ceux avec qui ils commercaient.

_Mais de rien, voyons! Répondit-il toujours avec la même jovialité. C'est toujours une joie de vous recevoir et d'échanger avec vous! Puis l'anniversaire de jumelles ça se fête dignement non? Les enfants sont si rares!

_Oui c'est vrai, ce soir nous allons même servir de la viande pour l'occasion.

_Hé si vous nous invitez sur votre bateau moi et mon épouse on vous promet de vous ramener notre meilleure eau de vie!

Les deux éclatèrent de rire et causèrent de petits tracas du quotidien en se dirigeant vers un immense bâtiment au centre du village. C'était une grande batisse de plusieurs étages. Elle était en bien meilleur état que le reste des maisons du village qui accusaient les ravages du temps avec bien plus de mal. Les villageois de Mamèsé réparaient leurs demeures comme ils le pouvaient puisqu'ils se refusaient de piller la ville de l'Ancienne Humanité qui se situait sur l'autre rive. Pour eux c'était un véritable outrage. Le jeune conteur ne pouvait s'empêcher de trouver cela contradictoire : Mamésè était elle-même en grande partie composée de maisons des ancêtres que ces villageois avaient réparés et habités depuis des décénies.

Le maire poussa l'immense double porte de sa mairie et les invita à entrer. Sa mère le suivit en continuant la conversation. Ils traversèrent une sorte de grand hall sombre : les fenêtres brisés avaient été remplacé par des planches de bois ou des caarreaux bien plus opaques pour éviter que toute la chaleur déserte la demeure, mais il pouvait discerner de ci de là des immenses fissures lézardant les murs et colmatées par ce qui semblait être de la chaux. Homère se doutait de ce qu'aurait dit un des membres de la tribu des bâtisseurs même si lui même n'en était pas un : "ça ne durera pas éternellement". En effet, tout le village de Mamésè entretenait une course avec le temps contre l'usure de ces maisons mal entretenue. Bientôt, et s'ils se refusaient toujours de prendre des ressources chez les Anciens, ils devraient surement bâtir leurs propres maisons.

Le maire et ses deux fils les accompagnèrent vers une petite sale où un appréciable feu de cheminée ronflait fort. La salle était sommairement meublée : une immense table de bois, quelques chaises et c'était tout. Néanmoins les murs étaient ornés par un magnifique bric à brac de tableaux et de photos jaunies datant probablement de l'Ancienne Humanité, mais aussi de tentures brodés par les villageois eux-mêmes. Étrangement, elles retenaient plus l'attention d'Homère que les oeuvres des anciens : ça lui faisait chaud au coeur de voir que les habitants de Mamèsé avaient pris sur leurs temps précieux pour accomplir de nouvelles choses.

Sa mère avait du voir sans cesse ces choses car elle s'assit sans un regard sur les oeuvres ornant les murs de cette salle. Elle sortit de sa besace un immense carnet de cuir noir qu'elle gardait précieusement avec elle dans une pochette en lin pour qu'il ne s'abime pas : le papier était une denrée rare et précieuse, elle devait faire durer son livre de compte le plus longtemps possible.

Alors le négoce démarra. Au début, Luc se contenta d'énumérer tous les biens échangeables dans les stocks du village. Sa mère prenait note alors de tout ce qu'il lui énoncait avec application, le regard de son fils posé sur elle guettant chacun des mouvements de son style plume sur le papier.

Sa mère lui avait toujours semblé être une femme admirable : intelligente, débrouillarde, volontaire, elle était aussi bien plus grande que la plupart des femmes qu'il connaissait et que lui même encore, même si petit à petit il la rattrapait. Encore un an ou deux et il serait plus grand qu'elle. Que ferait-il à son dix-septième voyage? Continuera-t-il à être un conteur itinérant ou bien demandera-t-il à être affecté à la Citadelle? Il n'était pas encorre tout à fait décidé sur ce sujet : son père serait sûrement fier de lui s'il choissisait d'intégrer les conteurs qui travaillaient de concerte avec les savants mais cela ferait sûrement souffrir sa mère. Pourquoi l'aurait-elle emmener assister à cette séance de négociations si ce n'était pas pour faire de lui le prochain relai entre lui et les villageois?


La matinée fut longue et quelques peu ennuyeuse. Sur la fin des négociations, Homère était obligé de réprimer des baillements de plus en plus ostentatoires : il ne voulait pas faire honte à sa mère en se montrant irrespectueux envers leurs hôtes. Tout n'était qu'énumérations : fruits, légumes céréales, tissus, viandes, boissons, etc… Puis il avait fallu établir le troc : tels tissus contre tels légumes, tels céréales contre tels morceaux de cuirs… Homère savait que l'Ancienne Humanité utilisait des monnaies pour leurs échanges commerciaux. Cela devait être tellement plus simple… Mais tous ces petits villages étaient indépendants, rien ne les unissaient entre eux et les bouts de papiers des ancêtres c'étaient évaporés avec eux et les métaux dont ils faisaient leurs pièces étaient fondus pour faire des bijoux ou n'importe quoi d'autres d'immédiatement utile.


 Vers la fin de la matinée, quand le soleil fut assez hauts pour même éclairer la salle aux fenêtres opaques, le maire leur fit parvenir un repas copieux. Il le partagea équitablement entre ses fils, Homère, Zola et lui-même, en signe de respect pour ses hôtes. Comme à leur habitude le chef et ses fils réclamèrent une histoire à sa mère. Celle-ci s'exécuta avec plaisir et ponctua leur déjeuner de contes et récits hérités de l'Ancienne Humanité. Homère n'appréciait rien tant qu'écouter sa mère en train de raconter des histoires. Elle était une conteuse dans son âme, même si elle était née dans une autre tribu des Descendants : les Chasseurs  comme lui avait raconté son père. Sa mère restait assez silencieuse sur sa vie parmi eux. Assez normal puisque les tribus de descendants étaient assez hermétiques entre elles surtout sur leurs rites initiatiques et coutumes.



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Portrait de Anonyme
Portrait de Jeremy Brandt
Un bon début prometteur :) J'aime beaucoup le fait que cette histoire se déroule dans un Paris Post-apocalyptique ! Et tu installes très bien ton univers, les us et les coutumes de ton peuple. On sent une cohérence :)

Par contre, je crois qu'il manque un tiret à la toute première ligne de dialogue, et attention, je ne suis pas sûr que le _ soit le plus indiqué pour marquer les dialogues :)
Portrait de Marie Tinns
Halalalala... Comment dire? C'est douloureux à lire à cause du nombre incalculable de fautes d'ortographe et d'accord. Si l'histoire n'avait pas été aussi palpitante j'aurais lâché l'affaire depuis très longtemps. Parce que c'est merveilleux, cet univers que tu m'as fait découvrir, j'ai hâte de lire la suite! Seulement, ces fautes rendent la lecture pas toujours très agréable, c'est tellement dommage! J'ai vu que tu en étais à ton deuxième jet: ce n'est peut-être pas que de la simple étourderie (vu la quantité de fautes, je ne vais pas te le cacher), mon conseil serait d'utiliser un site pour te faire corriger. Si je prends la liberté d'être aussi franche, c'est parce que ta fiction m'a subjuguée, cette idée de rendre à l'honneur la littérature française à travers un monde dystopique de la sorte, c'est simplement génial. Et puis "Zola" comme nom pour la mère de Charlie... ça m'a achevée. Et puis jouer, au début entre les deux prénoms du protagoniste, c'est tellement bien exploité... Et puis les scènes d'action sont vraiment bien menées, vraiment, vraiment, continue ainsi!
Portrait de Equilegna Luxore
Outch... Je sais que ta critique se veut constructive mais c'est un peu comme une tape amicale sur un coup de soleil : c'est fait amicalement mais ça fait quand même mal.
Je sais que j'ai un gros problème d'orthographe qui oscille entre des accords que j'oublie ou ne maîtrise pas toujours très bien ou une réelle (et non je déconne pas) à les voir quand je me relis moi même.
Je vais reprendre mon récit et les diviser par sous-chapitre et les corriger avec un correcteur en ligne. Si mon récit te plaît (ce qui a l'air d'être le cas et je vais me raccrocher à cela) je t'invite à patienter avant de lire la suite.
Portrait de Arkeane
Salut, je viens de commencer ton histoire et j'ai deux trois trucs à te partager, en espérant que certains puissent-t-être utile :)

Tu devrais rajouter un tiret devant tes deux premiers dialogue pour aider à la compréhension, ensuite il s'agit normalement d'un tiret cadratin ou à la rigueur un tiret du 6 et il ne doit pas être collé au reste de la phrase. Idem pour les points d'interrogation et d'exclamation, ils doivent être espacés de la fin du mot. Normalement il n'y a pas de majuscule dans l'incise d'un dialogue même après un point d'exclamation ou d'interrogation.

Par exemple :
_Hé ben dis donc! Toi tu as eu du mal à te réveiller ce matin! Commenta sa mère mi-amusée, mi-excédée. Allez ne te montre pas inutile et ramène le pot de miel sur la table. Ça te tente avec ton lait chaud? Lui demanda-t-elle avec un sourire radieux et gourmant.
→ – Hé ben dis donc ! Toi tu as eu du mal à te réveiller ce matin ! commenta sa mère mi-amusée, mi-excédée. Allez ne te montre pas inutile et ramène le pot de miel sur la table. Ça te tente avec ton lait chaud ? lui demanda-t-elle avec un sourire radieux et gourmand.

"les Chasseurs comme lui avait raconté son père. Sa mère restait assez silencieuse sur sa vie parmi eux. Assez normal puisque les tribus de descendants étaient assez hermétiques entre elles surtout sur leurs rites initiatiques et coutumes."  → répétition de assez qui alourdit un peu ta phrase.

Le maire a deux ou trois fils ? Tu commences par : « Homère et Zola suivirent le maire du village accompagné de ses deux fils. » pour finir par : « Luc, accompagné de ses trois fils, quitta donc donc précipitamment la pièce sans attendre la réaction des deux conteurs. »

Comme l'a dit Rochelounet tu pourrais commencer ton chapitre la veille, histoire qu'on ait vraiment le temps de s'attacher à tes personnages avant le début de l’attaque, mais tu arrives déjà bien à nous plonger dans ton univers. Puis j'aurais arrêter le premier chapitre au moment où Homère se fait assommer comme ça ça laisse le temps au lecteur de souffler et il se dit qu'il y a potentiellement plusieurs jours qui se sont écoulés entre son coup et son réveil.

Ton premier chapitre est extrêmement long et c'est compliqué à lire sur ordinateur ou téléphone, tu pourrais peut-être le découper en plusieurs sous parties de chapitre pour rendre la lecture plus agréable et pour ne pas démotiver ton lecteur ?

En tout cas c'est un bon premier chapitre qui met tout de suite dans l'ambiance.
Portrait de Rochelounet
Plein de choses à dire pour un GROS premier chapitre... je te les donne pêle-mêle.

Tout d'abord l'histoire est top. Post apocalyptique à la francaise, le lecteur parisien est certes privilegié par rapport à un autre mais Paris étant une capital européenne, c'est aussi intéressant que New York ou Pekin (alors que tourcoing ou Auxerre en post apo ... ca en jette moins xD ). Apres, tu y réponds peut etre plus tard dans l'histoire mais c'est étrange d'avoir une tribu spécialisée dans la civilisation d'antan mais qui n'utilise pas un minimum sa technologie !

Commencer directement avec le jour de l'attaque, certes ca nous mets dans le bain de l'action mais ca empeche un peu de prendre le temps de développer les traditions nomades, les liens familiaux... ca pourrait avoir du sens de commencer ne serait-ce que la veille, en présentant une journée ordinaire de la famille du héros, pour mieux les connaitre et donc que le lecteur soit davantage touché par leur perte.

Partir d'un jeune adolescent - facon récit initiatique qui découvre le monde avec le lecteur, ca marche bien. Ses émotions sont riches et on se le réprésente facilement je trouve. Par contre, il passe de fils-à-maman à sage héros pacifiste, grace à un coup sur la tete !? On a massacré un village et sa mère au passage... et pas une once de rage ou de haine ? Il lui fait sa toilette mortuaire et il pense uniquement à donner l'alerte pour sauver tout le monde!

Je garde pour moi mon avis sur le personnage de Perséphone, je vais attendre de voir comment tu le traites. En tout cas, j'ai trouvé la révélation de sa non-humanité un peu rapide.

Ensuite ton chapitre porte un nom de jour alors que tu nous en sers DEUX (avec deux jours d'intervalles au milieu). C'est vraiment dense ! Franchement, tu as de quoi faire deux (voir trois) chapitres ! Le premier finirait assez naturellement quand il se fait assomer (comme la journée).

Des fautes en tout genre, quelques mots manquants et des tournures parfois bancales mais tu as prévenu. Est ce que ca vaut le coup qu'on te le corrige ou veux tu le retravailler avant..?

En tout cas, je vais lire la suite !!!
Portrait de Equilegna Luxore
Hé ben ça c'est un sacré commentaire surement aussi dense que mon premier chapitre!
Tout d'abord merci pour tes retours ô combien précieux que je suis actuellement en train de corriger ce premier chapitre, je vais réfléchir à tout ce que tu m'as dit surtout sur la personnalité de Homère c'est le point que tu révèle qui me dérange le plus.
Concernant Perséphone je révèle ça assez vite à cause de la structure du récit : un chapitre et une histoire de cette dernière. Et comme son histoire porte sur sa vie de synthétique dans un futur proche du nôtre j'ai fait intervenir cette révélation très vite. Je n'avais pas vraiment envie de créer du mystère pour en créer.
Concernant la technologie des anciens, hé bien tu le verra ensuite mais les tribus de la Citadelle se divise en plusieurs catégories toutes autour d'un savoir ancien. Les conteurs vénèrent les récits plus que la technologie voilà pourquoi excepté l'usage de péniches ils n'emploient pas plus de technologie. En plus une grande partie du savoir s'est perdue en même temps que la quasi extinction de l'humanité et beaucoup des biens, des bâtiments ont été détruits par le temps car il n'y avait personne pour entretenir tout cela, plus de manufactures pour produire de nouveaux biens.
Je vais réfléchir aussi sérieusement à une autre approche pour le début du chapitre : mon idée de départ était de rapidement basculer le récit dans le chaos. On s'attache et BAM, la violence et le meurtre. Mais si tu me dis qu'on ne parvient pas à s'attacher aux personnages alors c'est que je me suis loupée quelque part.
Et enfin concernant les fautes je n'ai pas encore besoin d'une relecture à ce niveau là car beaucoup de choses vont bouger. Mais dès que ce chapitre sera renommé en 2ème jet alors je dis un grand oui à ta proposition. J'ai un grand complexe à ce sujet là et je prendrais pas mal l'aide que tu peux m'apporter à ce sujet là.
Et pour finir un grand merci à toi. C'est pour ce genre de retours enrichissants que j'ai posté mon roman sur ce site et c'est très enrichissant de pouvoir réfléchir sur ce genre de retours!
Merci encore!
Portrait de Raistlin
c'est vraie que c'est très bien et très équilibré
j'adore
Portrait de ManaD
PS: J'aime beaucoup les noms des personnages (surtout des conteurs donc pour l'instant ^^)
Portrait de ManaD
J'aime beaucoup l'univers que tu commences à mettre en place. L'action (et l'angoisse, avouons-le) est bien présente, mais les descriptions viennent avec justesse. Très bon équilibre. J'ai hâte d'en lire plus ;-)