Shelem

Prologue

       

     Les sabots des chevaux n’émettaient plus qu’un son mat depuis que les deux bêtes s’étaient écartées les larges chemins pour s’engager sur la petite piste du sous-bois. Deux silhouettes sombres les chevauchaient, emmitouflées dans d’épaisses capes brunes. La nuit tombait rapidement. Seuls quelques rayons de soleil diffus filtraient encore à travers les branches. L’odeur de la forêt devenait désagréable à mesure que les voyageurs progressaient : des relents rances de putréfaction vinrent se mêler aux effluves habituelles des bois. Le son grave d’une cloche retentit au loin, brisant le silence.

— Dépêchons, ils ne doivent pas fermer avant notre arrivée, annonça sèchement l’un des deux hommes.


       Le rythme se fit plus soutenu et les étrangers filèrent droit devant eux. De grands cèdres argentés s’étendaient bien au-dessus de leurs têtes, saisissant avec peine les dernières lueurs du jour. Fougères et ronces en tout genre débordaient sur la piste, ralentissant leur avancée dans cet océan de verdure. Les deux hommes restèrent murés dans un silence grave. Le petit galop qu’ils avaient adopté fit tinter l’une des épées contre les renforts de selle à intervalles réguliers. Son propriétaire la remit en place d’un geste vif et précis. L’autre homme ne daigna même pas tourner la tête. 

       Les chevaux bais cheminaient vivement sur la piste à peine dessinée. Leurs cavaliers ne semblaient pas gênés par les méandres du parcours. Dressés sur leurs selles, toujours droits, ils dirigeaient les montures de quelques mouvements fluides bien maîtrisés.

     Après plusieurs minutes, le bois devint moins dense et l’odeur étouffante fut remplacée par des fumets bien plus agréables. Tous deux relevèrent légèrement le nez pour apprécier les senteurs de pain chaud et de ragoût fumant. Ils débouchèrent rapidement sur une vaste clairière remplie de petits champs étalés anarchiquement dans le peu d’espace dont ils disposaient. 


       Les hommes s’arrêtèrent quelques secondes pour lever les yeux vers le village qui se dressait devant eux. Seuls les toits moussus de grands bâtiments en pierre grise dépassaient du rempart en troncs serrés qui encerclait la bourgade. De faibles raies de lumières filtraient derrière le rideau élimé de la plus haute fenêtre d’une vieille tour de guet. Un point plus lumineux attira leur attention : une lampe à huile s’agitait au gré du vent, laissant deviner une large porte montée sur des gonds rudimentaires. Une route bien entretenue naissait aux pieds de celle-ci puis serpentait entre les champs avant de se perdre dans les arbres à l'autre bout de la clairière. Jetant un œil au chemin bien plus praticable que ceux qu’ils avaient empruntés jusqu’alors, les voyageurs émirent quelques grognements désapprobateurs. Visiblement, leurs cartes de la zone n’étaient pas encore assez précise. Les deux cavaliers poussèrent leurs montures entre les plantations désordonnées jusqu’à se tenir devant l’imposante porte en bois, fort heureusement encore ouverte. 

       Ils mirent pied à terre en un instant. Avec les lourdes capuches rabattues sur leurs visages et des capes qui descendaient jusqu’à couvrir le haut de leurs bottes lustrées, ils détonnaient nettement dans ce paysage modeste. Qu’ils se soient trompés ou non, ils ne pourraient pas passer inaperçus. Le plus petit des deux hommes récupéra une bourse suspendue à sa ceinture. Il ouvrit doucement la main pour examiner l’objet niché dans celle-ci avec attention. Un cristal longiligne de la taille d’un index luisait faiblement en émettant des pulsations régulières. Le voyageur eut un bref sourire avant de regarder son compagnon. 

— Nous y sommes, il est là.

L’homme jubilait. 

***


— Lyzia, Anaé ! Rentrez maintenant !

       La voix masculine était rauque mais ferme. Épuisé par sa journée de travail à la forge, Redan avait autre chose à faire que de courir après ses enfants. Il désirait simplement rentrer chez lui pour dîner mais ses deux fillettes d’une dizaine d’années, envoyées par leur mère pour lui dire de rentrer, ne tenaient pas en place. Elles finirent par sortir de leur cachette improvisée et s’enfuirent en riant dans la rue. D’un geste fatigué, l’homme prit son long manteau noir rapiécé et entreprit de fermer la lourde porte de son atelier. Le forgeron souffla la pauvre bougie qui oscillait encore à l’intérieur de la bâtisse puis se mit en route. Il traversa ensuite le village à grands pas en saluant de la main quelques passants.  

       Redan était un homme vif de bonne carrure, connu pour son travail rigoureux et son honnêteté. Il passa une main rugueuse dans sa barbe brune naissante avant de pousser la porte en bois d’une maisonnette bien entretenue. L’odeur alléchante du souper emplit ses narines. Il sourit à la femme rondelette qui s'affairait en cuisine.

— Nora, tu devrais te ménager tu sais…

— Je suis enceinte, pas invalide, le reprit-elle d’une voix douce mais sans appel. Et il faut bien que quelqu’un s’occupe de notre maison. Va donc me chercher les assiettes plutôt que de me regarder comme ça. 

       Il s’exécuta sans discuter. Elle avait raison, bien sûr, mais il ne pouvait pas s’empêcher de s’inquiéter pour elle. Redan avait hâte que leurs deux derniers enfants soient en âge de travailler plus activement pour aider leur mère, mais cela devrait encore attendre quelques années. L’homme se retourna pour embrasser la tablée du regard : son fils aîné revenait à peine des champs et semblait aussi fatigué que lui, tandis que les deux filles débordaient encore d’énergie. Il prit place à leur côté en soupirant.

       Alors que la petite famille entamait à peine son repas du soir, le son net d’un cor se fit entendre. Redan leva immédiatement le nez de son assiette et se mit à compter les notes à voix basse. Huit. L’homme se détendit légèrement. Il enfourna prestement quelques grandes bouchées pour finir son assiette puis, posant les deux mains sur la table pour se relever, il annonça simplement : 

— Un rassemblement. Je reviens.

 Il se saisit à nouveau de son grand manteau et sortit sans un mot de plus. 

       A l'extérieur, une dizaine d'hommes d'âge mûr se hâtaient dans la même direction. Il emboîta le pas à l’un d’eux et en profita pour tendre l’oreille. Malheureusement, personne ne semblait vraiment savoir de quoi il retournait. En tout cas, rien n’avait été annoncé dans la journée. Ils atteignirent rapidement la plus grosse bâtisse du village où s’engouffraient déjà de nombreux chefs de famille. Redan se fraya un chemin parmi ses camarades et observa la pièce : les bancs et les tables avaient été poussés contre les murs et les tentures décoratives avaient été dépliées. Des bougies et des lanternes éclairaient faiblement la large estrade à laquelle les hommes faisaient face. Les villageois plissaient les yeux pour essayer d’entrevoir ce qui les attendait  dans l’ombre. Un sentiment de malaise silencieux régnait dans la rudimentaire salle commune.

       Un homme à l’âge avancé vint se planter au milieu de l’estrade en bois qui surplombait la pièce. Il portait une tenue d’artisan un peu sale mais un manteau bien plus riche quoique  trop large pour lui. L’individu se tordait les mains et regardait un peu partout, semblant mal à l’aise. Il finit par se racler la gorge, certainement plus pour lui-même que pour attirer l’attention toute acquise des villageois, puis prit la parole d’une voix hésitante :

— Mes chers amis. Nous recevons ce soir des invités particuliers qui ont une requête pour vous. Je vais.. heum... les laisser s’exprimer par eux-mêmes. Messires.

       Il fit quelques pas en arrière pour laisser la place à deux silhouettes et l’assemblée se figea. D’élégantes capes brunes de très bonne facture encadraient les larges épaules de deux hommes à l’allure soignée. Le visage fin et les grands yeux marron du plus petit lui donnaient des airs de rapace. Un liseré doré sur sa cape scintillait à la lumière des bougies présentes dans la pièce. Il semblait parfaitement sûr de lui. Un sourire s’étira sur son visage  savamment encadré d’une barbe bien entretenue. L’individu s’avança légèrement plus pour faire face à la foule. La tension était palpable et de nombreux hommes serraient les poings.   

L’étranger s’exprima d’une voix claire et forte :

— Messieurs, je peux lire l’inquiétude dans vos yeux. Ne craignez rien ! Nous ne sommes pas messagers de mauvaises nouvelles. Nous avons simplement besoin de vérifier chacune des maisons de ce hameau : considérez cela comme une visite de courtoisie de l’Académie qui vient voir de ses propres yeux si les gens du royaume vivent décemment désormais.

       Il sourit une fois de plus et examina les paysans agglutinés de son regard froid. Çà et là, des murmures commencèrent à se faire entendre. Le boulanger à côté de Redan ne se retint pas longtemps avant de lâcher des jurons et d’égrainer quelques explications improbables à la présence de magiciens dans le village. Plusieurs exclamations suivirent et le bruit se fit de plus en plus important. Tout comme le volume sonore, la tension était montée d’un cran. Un paysan trapu bouscula Redan, l’air excédé. Le suivant du regard, il le vit se frayer un passage vers le devant de la scène mais, lorsque l’homme ouvrit la bouche pour protester à son tour, le mage leva une main gantée grande ouverte vers la foule. Le vacarme fut balayé en un instant. Nul sortilège n’était à l’œuvre, mais la peur avait fait son office. Semblant satisfait, l’inconnu repris la parole d’un ton condescendant :

— Braves gens, rentrez chez vous ce soir, mais prévenez vos familles qu’elles n’ont rien à craindre de nous et que nous passerons visiter vos demeures demain à l’aube. Laissez-nous faire dans le calme et vous n’aurez pas de problèmes. Merci pour votre attention.

       Il fit demi-tour d’un geste ample, balayant tout espoir d’explications supplémentaires. Les deux étrangers s’en furent promptement par le mince passage derrière le promontoire en compagnie de celui qui les avait présenté. Très vite, la foule se massa près de la sortie et les commentaires fusèrent à voix bien plus basse que précédemment :

— … des menteurs, on ne sait pas…

— Le hameau qu’il a dit, pour un aussi beau village

— Tous les mêmes qu’à l’époque de la grande guerre…

       La boule au ventre, Redan rentra chez lui précipitamment. Il poussa fermement la porte, puis regarda sa famille, blême. Tout le monde connaissait les rumeurs. Les mages passaient de villes en villages à chaque printemps : ils écumaient les campagnes et de jeunes enfants finissaient parfois par être emmenés. On évoquait une petite centaine de cas depuis la création de l’Académie dix ans plus tôt. Ce n’était pas la première fois que Redan se demandait si les promesses de cette instance qui affirmait former les futurs mages étaient réellement tenues. Les magiciens n’avaient d’ordinaire pas bonne réputation, mais depuis la dernière guerre la population ne leur faisait tout simplement plus confiance. Le père de famille n’avait jamais entendu parler du retour des enfants prometteurs ainsi arrachés. Comment étaient-ils choisis ? Que devenaient-ils vraiment ? Il n’aurait su le dire. Ses interrogations lui rongeaient les entrailles.

       S’approchant de la table, il serra son fils dans ses bras. Ce moment dura certainement trop longtemps pour ne pas dévoiler son inquiétude, mais il n’arrivait pas à se résoudre à le lâcher. Il finit tout de même par s'y forcer et s’installa à table pour fournir des explications aux quatre visages préoccupés qui le fixaient.


***


       Le lendemain, Redan se réveilla bien plus tôt qu’à l’accoutumée. Il s’était torturé l’esprit toute la nuit à force de ressasser l’entrevue avec les mages et il avait fini par conclure qu’il devait essayer de profiter de leur venue plus qu’eux même ne le feraient. Ce n’était pas une mince affaire, mais avec un peu d’amabilité et quelques courbettes l’homme espérait tout de même réussir à obtenir un petit quelque chose. Les autres villageois seraient sans doute plus que récalcitrants et cela rendrait certainement leurs riches hôtes plus réceptifs aux marques d’attention. Redan entreprit donc de s’occuper de la maison : sa famille devait faire bonne impression devant tout invité, même quand celui-ci leur était imposé. Les mages étant de ceux qui ont de l’argent, il mit en évidence quelques produits de la forge. Ils auraient peut-être envie de matériaux ou d’équipement pour leurs montures, voire même de l’un des rares bijoux qu’il avait créé. Il y avait un beau profit à imaginer. De quoi laisser son foyer à l’abri des problèmes pour l’arrivée du nouvel enfant, par exemple.

       Chaque membre de la famille avait mis ses vêtements les plus présentables : les chemises étaient simples mais bien taillées et les robes des petites, bien qu’un peu trop grandes, étaient elles aussi de meilleure facture que ce qu'elles portaient habituellement. Installés autour de l’unique table de la maisonnette, ils attendirent en silence. Le temps se fit long. Les enfants finirent par bavarder à voix basse, mais lorsque le plus âgé évoqua les rumeurs qui couraient sur les mages, plus personne n’osa dire un mot de peur de rendre réelle leur frayeur partagée. Bras croisés, le père examinait ses enfants qui fixaient sagement la table. Il ferma ensuite les yeux et pria silencieusement les Célestes, une à une, de veiller sur eux. Les minutes traînaient en longueur, et les beaux plans mercantiles de Redan s'éteignirent peu à peu pour ne plus laisser place qu’au doute et à la crainte. L’angoisse qui lui tordait le ventre ajoutait parfois au silence pesant des bruits de mal être bien identifiables. 

       Le soleil eut le loisir de se lever pleinement avant que l’on ne frappe à la porte. Deux coups secs, sans la moindre trace d’hésitation. Redan déglutit avec difficulté puis recula son siège qui racla bruyamment le sol. Il n’osa pas lever les yeux sur ses proches. Lentement, il avança vers l’inévitable, prit une grande inspiration puis ouvrit la porte d’un geste exagérément cérémonieux avant d’articuler avec soin :

— Messires, soyez les bienvenus dans notre humble demeure. 

       Redan inclina le buste dans leur direction puis les invita à entrer d’un geste de la main. Les deux mages sourirent légèrement et entrèrent d’un pas mesuré. Ils n’eurent que quelques enjambées à faire pour se retrouver en face du reste de la famille qui s’était elle aussi levée pour les accueillir. Après les présentations, le même mage que la veille prit la parole :

— Bonjour à vous. Navré pour notre retard mais il y a plus de logis dans ce village que nous ne l’avions anticipé. Enfin ! Je suis vraiment ravi de vous rencontrer, je me nomme Nacan. Je dois dire que nous avons fait beaucoup de route juste pour vous. 

       Pour une fois, le ton était simple et sans artifice. Il fixait la progéniture de la maison avec avidité.

— Pour nous ? demanda naïvement la plus jeune des deux fillettes avant d’être réprimandée du regard par sa mère. 

Elle courba promptement l’échine. Le mage blafard sourit et s’abaissa à son niveau d’un mouvement souple. Accroupi face à elle, il lui releva légèrement le menton. Il jeta un coup d'œil à son comparse toujours debout près des parents. Celui-ci haussa mollement les épaules pour toute réponse. Nacan reprit :

— Pour annoncer une bonne nouvelle, petite.

       Il enleva ses gants d’un geste vif et saisit une gemme sous sa cape, puis tendit les mains pour s’emparer de celles de l’enfant en les englobant fermement. Le cristal blanc était ainsi maintenu au contact de leurs deux peaux. Le mage se perdit un instant dans la contemplation du sol, ailleurs. Après plusieurs secondes, il relâcha la petite fille et lui tapota légèrement l’épaule en secouant la tête. Se tournant promptement vers les deux autres enfants, il tomba sur deux bouches ouvertes et des airs ahuris. Nacan laissa échapper un gloussement. Il semblait vraiment se délecter du moment. Tendant l’une de ses mains ouverte vers la deuxième fillette, il demanda : 

— Demoiselle, puis-je ? 

      La petite releva fièrement le menton avant de lui tendre nonchalamment ses avant-bras, essayant de ne pas se montrer impressionnée par l’homme qui lui faisait face. Elle hésita, mais la curiosité finit par la pousser à examiner intensément le mage de ses petits yeux azur. Elle savait bien que c’était quelqu’un d’important car il était très bien habillé. Son père lui avait dit qu’il venait voir la maison, mais il ne regardait qu’eux. La petite fille scruta les gestes de l’étranger lorsqu’il saisit hâtivement ses mains pâles, et frémit au contact du cristal étonnamment chaud. Elle se mit à fixer leurs mains entrelacées sans pouvoir se détacher d’un étrange sentiment, comme une gêne à la périphérie de ses doigts. Elle essaya de réfléchir un peu : la sensation était trop singulière pour être physique. Prise d’une impulsion soudaine, elle ferma les yeux. Dans le noir coutumier de ses paupières, une pensée s’imposa à elle. C’était quelque chose d’intangible, comme un concept inconnu qu’on lui aurait expliqué de façon si claire et si précise qu’elle avait l'impression de toujours l’avoir connu. Elle rouvrit subitement les yeux pour les plonger dans ceux du mage qui n’avait pas bougé d’un pouce. Celui-ci mit doucement ses mains de part et d’autre de la masse de cheveux roux de la jeune fille à qui il adressa un sourire. Il hocha une fois la tête, et lui annonça d’une voix chaleureuse : 

— Bienvenue parmi nous, Anaé.

 

***



Envie de faire une pause,
ou d’être averti des updates ?

Encourage l’auteur en lui laissant un like ou un commentaire !

Portrait de Anonyme
Portrait de Paul Fichtre
Je ne suis pas un fervent lecteur de fantasy, mais ce prologue a suscité mon intérêt. Bien joué.
Portrait de Aeliana
Tu m'en vois ravie :)
Portrait de lavoixdusabre
J'hésite entre je te déteste et je te hais tellement ça donne envie de découvrir la suite
Portrait de Aeliana
AH XD
Portrait de Arkeane
Je sens que je ne vais pas regretter d'avoir commencé à lire ton histoire ! Très bon prologue qui donne envie de lire la suite :)
Portrait de Aeliana
Merci beaucoup à toi ! Je file lire tes autres commentaires ;)
Portrait de Selena Anguss
Hello !
Après ce prologue, Shelem est pour l'instant une agréable découverte ! Je ne suis pas habituellement attirée par ce genre d'univers mais là, je me suis laissé porter par la lecture.
J'aime beaucoup tes descriptions et le rythme que tu donnes à tes phrases. J'arrive à "visualiser" les actions que tu as envie de "montrer", ce qu m'aide à rentrer dans l'univers de ton recueil.
En bref, un très bon prologue et une lectrice supplémentaire pour la suite ;)
Portrait de Aeliana
Je te remercie pour ton gentil message ! J'ai hâte de savoir si la suite te plaît tout autant :)
Portrait de Gregor Karje
Bon début. J'aime ton histoire. Jettes à œil à ce que je fais, ça devrait peut être te plaire aussi.
Portrait de Jérémia Forêt
Bon...Il faut dire que je suis particulièrement friand de ce genre d'univers, du coup c'est un peu de la triche =P.

Plus sérieusement, j'ai beaucoup aimé ce prologue, je trouve que ton style d'écriture colle parfaitement à ton univers. c'est particulièrement fluide et très agréable à lire !

J'aime beaucoup l'entrée en matière avec les deux mages pour ensuite changer de point de vue, surtout qu'on ne sait qu'à la fin quel personnage sera visiblement important, personnage que tu dénigres presque au début, recalé à la simple fille de Redan. J'aime beaucoup !

Je n'ai malheureusement pas grand chose à rajouter à ce commentaire, ton texte m'ayant réellement plu !

Hâte de lire la suite pour me forger une opinion plus critique !

Bon courage pour l'écrire et bravo ! =)
Portrait de Aeliana
Merci d'avoir pris le temps d'écrire tout ça... Tu m'a mis un enooooorme smile sur le visage :D !!!
Portrait de Biscuit Neo
C'est la première histoire que je lis sur ce site et je dois dire que ce prologue me met en haleine !

J'ai hâte de lire la suite et de découvrir ce qu'il se cache derrière ces deux étranges magiciens :)
Portrait de Aeliana
Merci pour ton commentaire, j'espère que la suite te plaira :D !
Portrait de Tiyphe
Me voilà avec mon commentaire "corrections" ! Bon ce n'est que mon avis et ça reste ton histoire ^^

Dans un premier temps, il y a qqch qui m'a marquée dans ce prologue concernant les deux mages.
Tu en parles dès le début mais sans vraiment les décrire, finalement on sait qu'il y en a un plus petit que l'autre et il y a une description un petit peu plus précise faite sur son visage par ses expressions mais le second est trop brumeux dans ma tête, je sais que c'est bien de laisser du vague au lecteur, comme ça il se fait sa propre image, mais c'est bien de lui donner une petite direction ^^
Bon après si ça n'a vraiment aucun intérêt, laisse comme ça ! x)

Après, le reste :

"L’odeur de la forêt se fit plus désagréable à mesure qu’ils progressaient : des relents d’humus, de terre et d’humidité vinrent se mêler aux effluves habituelles des bois."
--> je n'aurai pas mis deux points mais plutôt un point pour séparer les deux phrases

"Une route bien entretenue naissait aux pieds de celle ci, et serpentait entre les champs et se perdait dans les arbres à l'autre bout de la clairière."
--> il y a au moins un "et" en trop ^^

" Avec les lourdes capuches rabattues et leurs capes qui descendaient jusqu’à couvrir le haut de bottes lustrées..."
--> bon là c'est accessoire, parce que je suis psycho-maniaque, y a un double espace entre "de" et "bottes" xD

"Il traversa ensuite le village à grand pas en saluant de la mains quelques passants."
--> le "ensuite" après le "puis" dans la phrase précédente, je trouve que ça fait un peu lourd

"puis souffla un petit instant avant de pousser la porte en bois d’une maisonnette bien entretenue."
--> c'est chelou de souffler un petit instant x) généralement si ce n'est pas précisé, un soupir est court, sinon on précise "souffla longuement"

"Malheureusement, personne ne semblait vraiment savoir de quoi il retournait."
--> ici c'est plus un questionnement, on ne dit pas "de quoi il EN retournait" ? enfin ça m'a titillée en lisant ^^

"En tout cas, rien n’avait été annoncé dans la journée."
--> "En tout cas" fait un peu familier

"Un sentiment de malaise silencieux régnait sur la sommaire salle commune."
--> régnait sur ou dans ? (encore un titillement x))

" Un homme à l’âge avancé vint se planter au milieu de l’estrade en bois qui surplombait la pièce."
--> c'est accessoire mais j'aurai presque aimé que l'estrade soit annoncée dans la description de la pièce, parce que là elle semble arrivée de nul part et chamboule l'idée qu'on s'était faite de la pièce

"Il semblait très sûr de lui."
--> le "très" fait familier un peu :/
--> dans ce paragraphe, peut-être une micro description du second mage pourrait apparaître comme je te l'ai dit plus haut, ça peut être seulement qq détails en comparaison à son compagnon ou différemment, peu importe, mais quelque chose qui fait qu'on ne l'oublie pas xD

"Messieurs, je peux lire l’inquiétude dans vos yeux mais ne vous en faites pas !"
--> le "ne vous en faites pas !" fait bizarre alors qu'il à l'air de parler avec des mots plus soutenus
Dans ma première lecture, je me suis dis que tu pouvais le remplacer par "n'ayez crainte" mais tu l'utilises plus bas, alors à voir x)
En fait tout le dialogue j'aurai presque envie de le voir avec un langage un peu plus soutenu, pour insister sur la richesse du personnage contrairement aux habitants

"Le suivant du regard, il le vit se frayer un passage vers le devant de la scène mais; alors que l’homme ouvrait la bouche pour protester à son tour, le mage leva sa main gantée grande ouverte vers la foule."
--> bon alors tu parles de mon trop plein de virgules mais là xD et c'est quoi ce point virgule ? xDD (pas taper, pas taper !)

"Nul sortilège n’était à l’oeuvre, mais la peur avait fait son office."
--> ici ce que tu veux dire c'est que les paysans ont eu peur que le magicien utilise la magie ? si c'est le cas, c'est peut-être trop subtil ?

"... vos familles qu’elles n’ont rien à craindre de nous... vous n’aurez rien à craindre"
--> ouai bon là va falloir trouver autre chose par rapport à ma remarque précédente x) et voir pour enlever la répétition ici

"Redan rentra chez lui le plus rapidement possible."
--> encore une fois un peu familier, tu peu dire "le plus prestemment" ou "il rentra rapidement" ...

"En tout cas, on ne revoyait jamais ces jeunes gens prometteurs partis sans un mot. Morts ?"
--> même remarque que plus haut pour le "en tout cas"
--> PsychoManiacGirl : YATROISESPACESENTRE.ETMORTS !!!!!! xD

"Il entreprit de s’occuper de la maison : sa famille devait faire bonne impression devant tout invité,..."
--> encore une fois, j'aurai mis un . au lieu de :

"Les mages étaient de ceux qui ont de l’argent"
--> le "étaient de ceux" me titille, je trouve ça étrange comme formulation (pour un écrit)

"voir même de l’un des rares bijoux qu’il avait créé."
--> je crois que c'est "voire" dans cette situation

"Le père, les bras croisés, regardait ses enfants qui fixaient sagement la table."
--> pour que ce soit plus léger, tu peux mettre : "Bras croisés, le père regardait ses enfants fixer sagement la table."

" Il enleva ses gants d’un geste vif... Il semblait vraiment se délecter du moment."
--> dans ce paragraphe, il y a trop de "il". Peut-être utiliser des synonymes "l'homme", "le mage", "le magicien"... ou alors changé la forme de certaines phrases, de sorte qu'elles ne commencent pas toutes par "il nianiania..." ^^

"et elle n’hésitait pas à l’examiner intensément de ses petits yeux azur."
--> j'aurai envie d'utiliser du passer simple ici
--> même remarque, dans ce paragraphe trop de phrases commencent par "elle nianiania"

"Dans le noir coutumier de ses paupières une pensée s’imposa à elle."
--> ça ne me parait pas hyper clair... enfin pour moi ^^

Pfiou ! voilà !
Bon ce sont des remarques à titre indicatif, tu en fait ce que tu veux, évidemment ;) sachant que je n'ai pas lu la suite encore et qu'il faut peut-être que je m'habitue un peu à ta façon d'écrire ! :D
Portrait de Aeliana
2 pages word ! T'es une grande malade <3 Merci ma belle :)
Portrait de Tiyphe
Mais oui c'est bien moi ! Je viens de commencer ton histoire 🍾
Bon alors je t'avoue qu'au début j'étais là, mouai bon je ne suis pas fan de ce genre d'univers, mais je vais faire un effort pour Ae ;)
Bah figure toi que je me suis vraiment prise dans la lecture, j'étais même en train d'imaginer des complots et tout "si ça se trouve c'est le bébé dans le ventre qui va être choisi 🤔"
Bon voilà pour le commentaire "avis", dès que je suis sur pc, je te fais un petit commentaire comme tu aimes nous faire, avec les corrections que je verrai bien ;)
En tout cas super prologue ! 👌
Portrait de Aeliana
Ouiiiiii elle l'a faiiiiiiiiit !! ❤️
Portrait de Rochelounet
Je ne peux qu'etre d'accord avec les précédents coms. Tu nous sers une entrée en matière très agréable. Les descriptions servent à merveille le récit, j'en aurais même demandé davantage...
Portrait de Aeliana
Je te remercie pour ce commentaire :) !
Portrait de Camille Rodriguez
Très bien écrit ! Ça se lit avec facilité et avec plaisir ! Je ne manquerai pas de lire la suite ! :)
Portrait de Aeliana
Merci beaucoup, ça me fait super plaisir !
Portrait de Fabrice Claude
Beau prologue! Ton style me plait. Les descriptions sont excellentes. J'aime beaucoup. :-)
Portrait de Aeliana
Je te remercie d'avoir lu et commenté, ça me fait vraiment plaisir :)
Portrait de JuneZero
Hello

J'avais été intriguée par ton début et j'avais mis ça sur ma liste de lecture mais je n'avais pas encore eu l'occasion de le parcourir entièrement.

J'aime vraiment beaucoup le style, tu prends le temps de bien poser ton univers, c'est agréable. Il y a quelques fautes mais rien de bien grave, en tout cas ça se lit bien et c'est fluide. Les personnages sont bien pensés, les dialogues font naturel et à aucun moment ne sonnent creux. C'est vraiment choeutte. J'ai un peu décroché de la fantasy ces derniers temps mais je m'y remets et du coup c'est agréable de tomber sur de la qualité ça donne envie :)


J'ai hâte de lire la suite dès que j'aurai du temps :)
Portrait de Aeliana
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de lire, et aussi de commenter ! J'espère que la suite te plaira ^^
Portrait de Riocamy
Je rejoins ce qui a déja été dit : je trouve qu'il y a beaucoup de descriptions, ce qui fait qu'il n'est pas toujours simple de rentrer dans ton histoire. Par contre tu as une très belle plume qui est agréable à lire :)
Portrait de Aeliana
Bonsoir, et merci beaucoup pour ton retour !
En effet je m'en rend compte et ça se calme avec les prochains chapitres.. Je pense que plus tard je prendrais le temps d'épurer tout ça :) pour le moment j'avance, ensuite je m'en occuperai ^^
Portrait de laurene45
Très bonne ambiance! Ça promet pour la suite! Les phrases sont peut-être un tantinet trop longues parfois, mais c'est certainement ton style qui veut ça... Je cours lire le chapitre 1!
Portrait de Damien Skellington
Un peu trop de descriptions à mon goût. Mais ça, c'est personnel.
Bonne ambiance :)
Portrait de Adam Meyers
Une belle plume, j'apprécie ta narration et l'introduction à ton univers. Un seul petit détail: je ne pense pas que ça soit utile de mettre les dialogues en italiques, les tirets catadrins font déjà bien leur travail, garde les plutôt pour, par exemple, les pensées de tes personnages (et puis ça doit pas être amusant de faire ctrl + I avant chaque dialogue !)
Portrait de Aeliana
J'ai bien réfléchi et je pense que je vais suivre ton conseil ! Je met tout ça à jour bientôt :) encore merci !
Portrait de Aeliana
Ce n'est pas bête du tout, j'ai pris ce reflexe car mon ami le fait sur Fark, mais je vais y réfléchir !
Merci beaucoup pour ce retour constructif :)!
Portrait de Paul-H BENOIT
Très bonne intro ! On entre direct dedans ! L'ambiance et l'atmosphère sont palpables ! Belle écriture !
Portrait de Achayre
Félicitations pour ce prologue. Je souhaite une longue et belle suite à cette aventure qui je le sais te tiens beaucoup à cœur !
#Fier
Portrait de Aeliana
<3