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Renaissance - Tôme 1: Orchidaceae

Prologue

Renaissance. Joyaux des terres désolées. Tôt le matin, son sobriquet prenait tout son sens, tandis que les rayons bruts du soleil s'immisçaient au travers de la constante brume humide de la cité état. Immense et belle, la ville et ses secteurs scintillaient dans les gouttelettes stagnantes, omniprésentes dans l’air et sur les multiples vitres de ses édifices. Jamais silencieuse, jamais éteinte, le son des moteurs, des klaxons, des affiches publicitaires holographiques bourdonnait dans les oreilles de ses habitants, trop habitués au capharnaüm pour y faire encore attention.

Entouré de ses murailles puissantes, protégé par ses gardiens, des chars d’assaut autonomes nommés Régulateurs de frontières, le Joyau luisait à des kilomètres, grouillant d’habitants et de véhicules.

Les grattes ciels de la haute ville semblaient fiers dans le soleil levant, audacieux étalage de luxe et d’abondance au milieu des quartiers moins aisés où traînaient toute sorte de racailles et de gens de mauvaises réputations.

Invisible dans toute cette vermine, entre les groupes louches, musique à fond et armes apparentes, Demetra marchait. Jeune femme dans le début de sa vingtaine, elle se fondait parfaitement bien dans le décor de l’Ignition, secteur le plus mal famé de Renaissance. Capitale du crime, épicentre de la drogue et du proxénétisme, les rues de ce quartier se distinguaient aussi par ses bars incontournables, ses lueurs roses, bleus, mauves et oranges de néons et ses filles aux mœurs aussi légères que leurs tenues. Demetra, que l’on appelait plus communément Dem, avait grandi dans cette ambiance malsaine, parmi ces gens que beaucoup qualifiaient de déchets ; ils étaient ses amis, sa famille, certains même ses amants. À peine 21 ans, la jeune femme faisait pourtant preuve d’une attitude beaucoup plus mature que les autres, marquée par une vie qui la fit grandir bien trop vite. Sur son visage, une expression rude et froide s’affichait, dissuadant tout emmerdeur de la déranger lors de son trajet. Il fallait aussi dire les choses telles qu’elles étaient, elle n’était définitivement pas d’humeur.

C’est d’un pas décidé, dans ses bottes d’armée en cuir noir, qu’elle se rendait sur la place centrale, ce matin-là. Une cigarette au bec, laissant échapper un mince fil de fumée laiteuse devant son ravissant visage, elle observait les alentours, toisait d’un air mauvais et réprobateur chaque pervers qui osait la reluquer plus de deux secondes. Elle devait pourtant se rendre à l’évidence, la belle Ivanovitz avait de quoi plaire. Son teint de caramel, ses grands yeux ambrés tirant sur l’orange, entourés de cils noirs et épais et une bouche ample aux lèvres charnues. Certains se régalaient à observer en coin ses petites taches brunes, parsemées sur son visage et son décolleté, peu rempli. Petit bout de femme d’à peine plus qu’un mètre soixante, à la forme physique olympique et aux hanches généreuses, le tableau n’était pas désagréable à contempler. Un nez cassé tâchait le portrait, vieille blessure de quelques années auparavant. Ses cheveux étaient cachés par de faux dreadlocks en laine blanche, dont certains avaient été colorés en quelques teintes criardes, reflétant les couleurs de son secteur.

La place centrale était immense, pavée de bitume et de plaques commémoratives dont les textes lui étaient trop familiers. « Ci-gît le dernier membre de l’escadron des forces spéciales, Alpha, tombé aux mains de l’ennemie lors de la grande attaque de l’année... », ou bien « Ici fut signé le traité de paix alliant, dans le respect et la coopération, le peuple de l’Homme et les peuples venus de l’extérieur de notre système... », ou encore « Ici reposent 4 membres inconnus de la résistance Humaniste, combattant contre l’invasion Alien de l’an... ». L’histoire avait fait du chemin depuis. Combien de temps était passé depuis la première grande invasion ? Plus de 1000 ans ? Ses leçons étaient bien loin derrière elle ; alors, elle se contenta d’ignorer ce décor à saveur d’histoire. Les marques de ce passé douloureux, à la fois pour l’Humanité et pour les autres ne l’intéressaient pas. Les Aliens ne peuplaient pas l’Ignition, enfin, seulement peu d’entre eux s’y étaient fait une place. Une infinité de races différentes, d’aspects et de dangerosités diverses grouillaient dans le secteur de La Ruche, à quelques kilomètres de là. Demetra se moquait un peu que les gens soient Humains ou Alien, supportant tout autant les Cyborgs mais craignant un peu les Synthétiques, alliage étrange entre humain et robot. Plus humain qu’un Cyborg, mais moins qu’un Humain, elle ne leur voulait pas du mal mais ces êtres, trop avancés technologiquement pour elle, ne la mettaient pas à l’aise.

Elle fut tirée de sa rêverie par le klaxon insistant du taxi qui l’attendait, juste devant elle. Elle secoua la tête, s’y engouffra en s’excusant et donna l’adresse inscrite sur un morceau de papier, d’une main tremblante. Un chauffeur synthétique, c’était bien sa veine. Tout le long du trajet, elle ne pipa mot, trop occupée à penser à l’immense connerie qu’elle était en train de faire. Connerie qui aurait, par contre, tôt fait de la garder hors de la rue.

Le chauffeur eu la décence de ne rien dire non plus, démarrant le moteur. Le véhicule se soulevait de terre, montant dans les airs à plusieurs dizaines de mètres du sol, dans la voie rapide. Dans un ballet aérien organisé, les véhicules se croisaient, certains moteurs tout à fait silencieux. Les couleurs et lueurs des néons se reflétaient dans le pare-brise et sur les cuisses nues de la métissée. Dans les circonstances, elle s’était sentie un peu obligée de sortir le grand jeu, vêtue d’une robe courte qu’elle avait volée quelques jours plus tôt, qui lui valait les pires commentaires lorsqu’elle se promenait dans les rues de l’Ignition.  Son reflet dans la vitre montrait son peu d’enthousiasme et elle tenta de corriger le tir. Un petit sourire, un air fier et la tête haute. Elle souffla discrètement pour se donner du courage alors que le taxi amorçait sa descente.

« Ce n’est pas toi qui supplies pour de l’aide, ce sont eux qui t’offrent généreusement la leur. Ce n'est qu'un mauvais moment à passer ».

Elle s'apprêtait à payer lorsque la porte s’ouvrit et une femme lui sourit de l’extérieur. Ses yeux luisants d’un rose fuchsia et sa peau métallique et blanche trahissait ses origines cybernétiques. Elle était coiffée d’une mise en pli traditionnelle japonaise, son maquillage faisant d’avantage penser à une geisha de Kyoto. Vêtue d’un kimono fleuri, elle ne faisait qu’accentuer le doux cliché.

- Mon beau chéri, dit-elle au gorille qui se posta côté chauffeur. Paye donc le brave homme pour son temps. N’oublie pas le pourboire.

La montagne de muscle à belle gueule sortit quelques billets orange de sa poche et les tendit au chauffeur.

- 102 crédits. dit-il, de sa voix grave, empreinte d’un certain respect.

La cyborg aida Demetra à sortir de la voiture, l’époussetant et l’examinant.

- Vous êtes son portrait craché, venez.

Elle l’invita à la suivre, la marche fermée par l’homme qui se présenta gentiment, un demi sourire aux lèvres.

- J’m’appelle Doum, et toi ?

Elle le regarda, s’étirant le cou et ne put retenir un petit sourire en voyant son air candide. Il était très baraqué, en plus d’être très grand. De gentils yeux verts sur un visage durci par de multiples cicatrices, trahissaient son côté bagarreur. Les cheveux bruns coupés en brosse, dans un classicisme militaire, laissaient apercevoir un tatouage tribal sur son crâne. Un molosse au cœur de labrador. Elle lui tendit la main qu’il serra délicatement, conscient de sa force.

- Demetra, mais tu peux m'appeler Dem.

Elle se tourna vers la cyborg qui marchait d’un pas léger, un peu trop joyeux pour la situation.

- Kitsune, je crois, c’est ça ? demanda-t-elle, hésitante.

Elle avait un vague souvenir de la Geisha, de ses yeux, du son de sa voix. Elle se souvenait des moments de dispute, sa mère hurlant au téléphone après cette cyborg qui semblait pourtant si gentille.

Kitsune avait dû essayer de lui faire plaisir avec son commentaire, plus tôt, mais Demetra savait très bien qu’elle ne ressemblait pas vraiment à sa mère. Pas jusqu’à douter de sa légitimité, mais elle tenait beaucoup plus de son père, qu’elle ne connaissait pas.

La cyborg gloussa et fit oui de la tête, sans plus. Ils traversèrent un couloir éclairé par de faibles néons et débouchèrent sur un grand vestiaire, tenant plus du hangar meublé et souterrain que d’une loge d’artistes. Au fond se trouvait une mezzanine, donnant sur les locaux, accessible par un escalier en métal. Ils y montèrent et Kitsune leur fit signe d’attendre alors qu’elle rentrait dans le bureau.

À ses côtés, Doum semblait tout aussi nerveux que Demetra, lui jetant des regards inquiets. Elle haussa un sourcil et lui sourit.

- Tout va b…

Elle fut coupée par la porte qui s’ouvrait à nouveau, laissant sortir la cyborg et dévoilant un homme dans la quarantaine, tiré à quatre épingles. Avec des cheveux bruns et des yeux bleus luisants de cybernétique, il semblait rapiécé de toute part par des membres cyborgs qui se mêlaient à son apparence humaine. Il lui fit un grand sourire, se voulant chaleureux mais suintant d’hypocrisie. De la main, il lui indiqua le bureau.

- Entre… Demetra.

Alors qu’elle s’exécutait sans un mot, elle sentit son regard sur elle, lui donnant un long frisson de haut en bas de la colonne vertébrale.

- Tu dois te souvenir de mon nom, mais dans le doute, je suis Hylheim, dirigeant de cet établissement ainsi que du secteur. Tu as beaucoup changé depuis notre dernière rencontre… Cela fait, quoi… 10 ans ? 15 ans ? Quel âge avais-tu ?

Elle regarda autour d’elle, tentant de contenir son malaise alors que le regard de l’homme se faisait insistant, l’étudiant de près.

- J’avais 9 ans, M’sieur… Ça fait 12 ans.

Il hocha la tête en claquant des doigts.

- Oui, oui, bien sûr, c’est ça. Une charmante gamine, très imaginative mais très sage.

Elle se retint de commenter. Le souvenir des discours alarmants que lui tenait sa mère juste avant les visites impromptues de son patron était si frais, elle en avait encore la chair de poule. Pas étonnant qu’elle fut sage. L’homme la terrifiait, étant gamine, maintenant, la peur était plus douce. Il la dégoûtait plus qu’autre chose, pour une raison qui lui était inconnue.

Elle le regarda prendre place à son bureau et observa les gens autour. Un molosse, dans un coin, tout en armure, avait son arme au bras. Son casque lui cachait le visage mais elle devinait, grâce à sa carrure, un homme.

À la droite de Hylheim, debout, armé également mais à visage découvert, un autre homme, un bel homme, grand, finement bâti, dont les cheveux semblaient aussi blancs que la couleur des néons qui éclairaient le bureau. Sa barbe était noire, taillée minutieusement, peignée, entourant seulement sa bouche, légèrement plus fournie sur son menton et inexistante sur le reste de son visage. Il était d’ailleurs coiffé de façon impeccable, rasé en un parfait dégradé sur les côtés alors que le dessus de la coupe était plus long, ramené vers l’arrière. Quelques mèches refusaient de coopérer, tombant sur son front. Ses yeux bleus la détaillaient aussi, clairs et sévères malgré son air gentil et son costume semblait avoir été taillé spécialement pour lui. Pendant un instant, elle crut l’avoir déjà vu, et fouilla rapidement dans son esprit.

En un éclair, un souvenir revint à la surface et elle comprit. Elle s’apprêtait à confirmer son doute à voix haute mais Hylheim lui coupa l’herbe sous le pied.

- Alexandher, Demetra ; Demetra, Alexandher. Ton gardien assigné. Je pense que vous allez bien vous entendre. Tu es familière avec les Gardiens, n’est-ce pas ?

Elle hocha la tête, docile.

- Oui, ce sont nos gardes du corps.

Elle hésita car il ne semblait pas la reconnaître. Tant pis. Elle s’avança, pendant qu’Hylheim lui expliquait les tenant et les aboutissants du métier de Gardien, n’ayant manifestement pas écouté sa réponse.

- Enchantée, tu peux m'appeler Dem.

Elle lui sourit, franche. Il lui rendit son sourire, lui serrant la main fermement.

- Pareillement. Appelle moi Alex.

Elle trouvait son sourire joli et se souvint avoir pensé la même chose, la première fois que ce grand homme avait croisé son regard. Finalement, elle reporta son attention sur Hylheim qui, beaucoup trop occupé à s’écouter parler, ne remarqua même pas leur échange.

Il l’énervait déjà, ça commençait bien. Elle eut une moue agacée et croisa les bras, en attendant qu’il termine.

- Ce sont plus que de simples gardes du corps, en bref. Ce sont vos partenaires. Mais je m’égare, dit-il en terminant son monologue.

Elle haussa un sourcil et eu un demi sourire.

- Oui, en effet, j’imagine qu’il y a beaucoup à faire.

Il la regarda et ne rajouta rien, sortant une chemise à dossier de son bureau. Il en extirpa un paquet de feuilles à petits caractères, pleins de clauses et de montants.

- Donc, continua-t-il. Tel que discuté, ce contrat est à durée rétroactive sur le montant exigé, et cumulative sur le futur montant. Les consignes pour ce qui concerne le bâtiment, les clauses de sécurité etc…

Il eut un sourire malin, la scruta alors qu’elle prenait les feuilles entre les mains, son regard les balayant. Elle se pencha sur le bureau pour mieux les étudier.

- Tu ne voudrais pas avoir à lire tout ça, c’est de la paperasse ennuyante… De plus, est- ce que tu sais lire ?

Alex ne put retenir un haussement de sourcil et un regard mauvais vers son patron. L’interpellée leva les yeux vers lui, froide, austère même.

- Je sais lire, oui, et je sais aussi compter.

Elle saisit un stylo qui trainait sur le bureau et raya quelques chiffres en écrivant sur le côté.

- Nous nous sommes mis d’accord, à la fois au téléphone et par courriel, sur 2 444 655 crédits de dettes reliés à mon éducation, 3500 de loyer par mois et 2250 par mois pour les autres dépenses. Ces chiffres, que vous me proposez dans ce contrat, sont grossièrement exagérés.

Elle lui rendit le papier corrigé, le regardant, provocante et lui fit un sourire faussement compatissant.

- Mais j’imagine que ce sont des erreurs d'inattention, n’est-ce pas ?

Le blanc la regarda, étonné au début, puis un sourire mince lui fendit le visage. Elle avait du caractère, ce qui était à la fois une bonne et une mauvaise chose. Hylheim reprit les papiers, la toisant avec un air agacé.

- KITSUNE ! Cria-t-il, piqué dans son orgueil.

La cyborg entra rapidement, prit les papiers que Hylheim lui tendait et repartit. Ce dernier soupira et sourit.

- Bien…

Son sourire se fit un peu plus carnassier.

- Maintenant, passons à la partie facile. Déshabille-toi.

Elle blêmit un peu, à demi étonnée de la demande. Espérant tout de même avoir mal entendu, elle balbutia.

- Pardon ?

Il sourit, fier de son effet, ayant quand même déjà commencé à l’imaginer, peu discrètement.

- Les clients ne se répètent pas. Je veux voir de quoi tu as l’air, ce que je peux vendre chez toi et ce qui a besoin… d’amélioration.

Elle le regarda, un peu mauvaise, puis regarda Alex. Celui-ci, respectueux, lui fit un sourire rassurant et fixa son attention sur un coin du bureau. La générosité n’échappa pas au patron qui saisit la mâchoire inférieure du gardien et le força à tourner les yeux vers la jeune femme.

- Non, tu regardes aussi. Autant vous habituer tout de suite, il sera là souvent, pendant bien des moments plus dérangeants que cela.

Alex serra les mâchoires et tourna son regard vers Demetra, visiblement désolé. Celle-ci hésita un temps puis soupira et enleva ses bottes. Le manteau suivit, le haut, la jupe. Elle regarda Hylheim qui lui intima d’un geste de continuer. Les joues rouges, elle retira le reste, se retrouvant complètement nue devant ce comité restreint. Le boss se leva, vint la scruter sous toutes les coutures, passant parfois à des méthodes plus tactiles.

- Mouais… Pas mal… Pas mal du tout. Il va falloir arranger ça.

Il tapota du doigt sa poitrine pratiquement inexistante. Dem le regarda, outrée mais docile, et les mains d’Alex se crispaient sur son arme.

- Pas assez vendeur mais y’a du potentiel. Ça, par contre, c’est parfait. dit-il en lui empoignant une fesse.

Elle eut un hoquet de surprise mais ne dit rien. Elle savait dans quoi elle s’embarquait.

- Es-tu vierge ? demanda-t-il, sans plus de cérémonie.

Elle le regarda, froide.

- Non.

- Combien ?

Elle haussa un sourcil.

- Vous êtes sérieux ? Ça ne vous regarde pas.

Il lui empoigna la nuque et la fit se pencher sur le bureau afin de vérifier un autre aspect de son anatomie. Elle se débattit un peu et serra les dents alors qu’il lui forçait la main.

- Hum, pas beaucoup j’imagine.

Elle grogna.

- Sept.

Il la releva violemment et elle tituba un peu, se tenant au bureau.

- Bien. On va te faire passer par un peu de tout, voir quelles sont tes meilleures compétences puis, le mois prochain, tu commenceras pour de bon. Alex va t'emmener dans ton studio ce soir, le reste de tes effets te sera livré. Ton gardien aura une clef en tout temps et vos téléphones seront reliés par une combinaison d’appel rapide. Tu fais ce que tu désires de ta peau, du moment que tu rentres bosser. Oh, demain tu te présenteras à la clinique médicale du QG. Le docteur Augustus veillera à te rendre plus présentable et à ta stérilisation.

Elle eut un moment d’étonnement.

- Ma stérilisation ?

Il la regarda, froid.

- Je ne voudrais pas risquer que l’une de mes filles ait à choisir entre son rejeton ou sa carrière… Pas encore.

Elle soutient son regard. Ça lui était égal, de toute façon, elle ne comptait pas élever qui que ce soit. Rapidement, elle se rhabilla et Kitsune revint avec le contrat. Il le lui présenta nonchalamment.

- J’imagine que tu sais écrire aussi… Au moins ton nom.

Elle le toisa, furieuse, lui arracha le stylo des mains et signa rageusement le morceau de papier.

- Manifestement, je sais. dit-elle, en sortant, suivit de près par son nouvel allié.

Hylheim ria un peu.

- On se voit demain, ma jolie…

Elle descendit les escaliers et soupira, ajustant son haut. Alex la suivit et lui intima de faire pareil, une main respectueuse dans le dos.

- Viens, j’ai un véhicule.

Sa douceur et sa gentillesse la calma un peu et ils sortirent du bâtiment. Une moto était garée, là et le Gardien embarqua. Elle le suivit, sauta derrière lui, avec agilité, et se cramponna, alors qu’il démarrait.


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Portrait de Philippa Chevallier
Habituellement la SF n'est pas mon genre de prédilection. Cependant tu proposes une ambiances riches en couleurs comme tes personnages.
J'accroche pour la suite
Portrait de Marie M. Balsa
Bonjour à toi et merci, merci, MERCI pour ton commentaire! Cela nous touche énormément, Nemelor et moi!
En espérant que la suite soit à la hauteur de tes attentes.

Si tu le souhaite, nous avons une toute nouvelle page facebook pour suivre nos aventures! Le nom? Renaissance - Marie M. Balsa & Nemelor!

Merci encore!!

Du Love,


Marie & Nemelor
Portrait de Alexandra Muller
J'ai hâte de lire la suite ! Le ressenti de Dem est clair comme de l'eau de roche. Le monde l'entourant est encore un peu flou, mais se précise de paragraphe en paragraphe. Très bien rédigé.
Portrait de Marie M. Balsa
Bonjour Alexandra!

Merci beaucoup pour vos bons mots! Nous espérons que vous aimerez autant la suite!

Du Love,


Marie et Nemelor