Chapitre 1 | 404factory

Chapitre 1

L'alarme !!

L'alarme retentit. La fameuse alarme. Celle dont tout le monde connait l'existence mais que personne n'a jamais entendue ici-bas. L'alarme de la porte du bunker. 

                                      -- Plus tôt dans la matinée--

Je me rendais à une énième réunion pour discuter de ce qui doit être fait, revu ou amélioré. Ces rassemblements étaient longs et ennuyeux, ça durait des plombes pour dire que plus rien ne fonctionnait ou que tout lâchait, ce qui revient au même: on est dans la merde.         En arrivant ce matin, comme d'habitude, tout le monde faisait la gueule, mais cette fois même le Général n'avait pas sont petit sourire habituel qui disait "La merde ça me connait et je m'en suis toujours sortit alors on va tous s'en sortir". Aujourd'hui, son visage fermé était annonciateur de mauvaises nouvelles, de très mauvaises nouvelles.                                

Je posais mon porte document sur la table. Ma place était celle juste a côté du Général, étant son "conseiller" c'était là que je devais être. Je me considérais plutôt comme "La voix du peuple" à ses oreilles, lorsqu'il prenait une décision il venait me solliciter pour lui donner la vision du peuple. Pourquoi moi ? Parce que je viens du peuple. 

Le bunker était divisé en secteurs allant de A à O, de A à E: les plus riches, les mieux éduqués, ceux qui provenaient de familles importantes, de E à O nous étions le peuple. Nos grands-parents étaient le peuple et nos petits-enfants seront le peuple. Nous mangions après, nos vêtements étaient usés et nous n'étions rien d'autres que de la main d'oeuvre. Si j'en était arrivé ici c'était parce que j'étais meilleur que l'élite à l'école, cela a indigné un grand nombre de ces égocentriques avide de pouvoir, mais le Général pensais que je pouvais lui servir alors il m'a sortit du secteur H et me voilà, entendant ces même égocentriques avide de pouvoir parler de choses qu'ils ne connaissaient pas.                           

Une fois assis je me pencha vers le Général et lui demanda, 

_"Que ce passe-t-il ? A voir votre tête c'est comme si nous n'avions plus que quelques jours à vivre". Son regard me glaça le sang, sans le vouloir j'avais tapé dans le mil ?! Non, ce n'est pas possible. Le bunker ne pouvais pas nous lâcher, nous ne pouvions pas aller dehors.       

Lorsque tout le monde était arrivé la réunion débuta.

_"Bien", commença le Général, "nous n'en avons plus pour très longtemps", annonça-t-il.

Si nous n'avions pas été en réunion j'aurais surement éclaté de rire devant leur têtes ahuries, comme si on leur avait dit que nous allions tous mourir parce que le bunker était maintenant trop vieux. Haha! c'est drôle c'était exactement ce qu'on venait de leur dire à 8h du matin, un lundi. J'avais des questions, beaucoup de questions que je gardais pour le moment. Le Général se leva et nous regarda tous et dit, 

_"Le bunker arrive a sa fin, il nous faut trouver une solution. Les meilleurs ingénieurs que nous avons m'ont assurés que les filtres à oxygène n'étaient plus opérationnels, les tuyauteries sautes de partout, les logements sont devenus insalubres pour certains et la place manque depuis déjà plus d'une cinquantaine d'année. Cela fait quasiment cinq cent ans que nous sommes dans ce bunker, c'est normal. Nous devons essayer d'aller dehors", ajouta-t-il résigné. 

A la suite de sa dernière phrase, une clameur de mécontentement s'éleva. 

_"Nous ne pouvons pas y aller !! nous ne savons pas ce qu'il se trouve dehors!"

_"C'est inconscient"

_"Non je ne suis pas d'accord"... 

Le Général tapa du poing sur la table ce qui eu l'effet de faire taire tout le monde d'un coup. 

_"Quand ?", demanda-t-il. Tous se regardèrent avec incompréhension, je regardais le Général sans comprendre sa question. 

_"Quand ?!", répéta-t-il plus fort, "Quand ai-je demandé votre avis ?!", cria-t-il. 

_"Tout est déjà décidé. Dans la journée nos équipes ouvrirons la portes qui nous empêche de sortir depuis presque cinq siècles et demain elles iront dehors pour faire un état des lieu", il expliquait ça calmement mais sa voix était dure, grave et autoritaire, les autres membres de la réunion savaient qu'ils ne pouvaient rien dire.

_"Je m'y oppose quand même". 

Celui qui avait parlé s'appelait Mark, c'était le pire des membres. Ils contredisait toujours les décisions prisent et n'a jamais digéré l'écrasante victoire du Général lors d'un vote qu'il avait lui même demandé pour choisi un meilleur dirigeant. Le Général ne le portait évidemment pas dans son cœur. Il portait très peu de personnes dans son cœur.

_"Mark, tu n'es qu'un...".

Sans avoir finit de parlé, le Général fut coupé par une alarme cinglante. Une alarme que personne n'avait jamais entendue. L'alarme de la porte du bunker.

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