Chapitre 1: Tellement différente | 404factory

Chapitre 1: Tellement différente

Elle avait le teint mate et pâle en même temps, habillée de blanc, elle était étendue dans les bois. Son âme l’avait quittée depuis plusieurs heures. Le coupable avait été arrêté quasiment tout de suite après. Pris sur le fait, il avoua avoir tué la jeune femme de 24 ans. Il l’avoua l’avoir tué par folie mais personne ne crut ces paroles, si absurde soit-elle. Jamais, il avouera le pourquoi de cet acte et où il avait mis le corps. La famille de cette jeune fille devra faire le deuil, si douloureux soit-il, en étant condamné jusqu’au restant de leur vie à chercher eux-mêmes le mobile de ce crime et à se recueillir sur un cercueil vide.

Ses cheveux noirs entremêlés de feuille, les yeux fermés, on aurait pu croire qu’elle était endormie, mais le gros couteau de chasse était encore planté dans le creux de sa poitrine. C’était le seul indice qui montrait que la victime était bel et bien morte et qu’en aucun cas elle dormait. Jamais elle ne se réveillerai.

La nuit tombait et personne n’avait encore trouvé le cadavre de la victime. Le bois où elle se trouvait s’appelait « La forêt des disparus ». Il était appelé comme cela car un jour un assassin tua plusieurs personnes à coups de balle en pleine tête, il se débarrassa de tous les corps dans cette forêt. Quand il fut enfin arrêté, il avoua chacun de ses crimes en détaillant comment il avait fait pour surprendre et tuer ses victimes et comment il les choisissait. Il leur montra où étaient les corps. Mais quand la police alla sur les lieux du crime, aucun corps ne fut retrouvé. Ils y retournèrent donc avec le tueur. Quand celui-ci constata qu’aucun corps n’y étaient, il fut submergé d’un frisson, c’était incompréhensible. Il fut enfermé à vie dans la prison Vendin-le-Vieil dans le Nord-Pas-De-Calais. Jamais personne n’a retrouvé un corps.

Le cadavre de la jeune fille avait la face vers le ciel, les feuillages touffus cachaient cependant sa jolie couleur bleue en laissant malgré tout aux quelques rayons de soleil le droit de caresser et de réchauffer le visage de la jeune fille au destin tragique.

Alors que tout était calme, des petites racines vertes sortirent de la terre et enveloppèrent entièrement le cadavre et l’englobèrent délicatement sous la terre. En quelques minutes, le corps avait disparu.

Olivia était tranquillement en train de travailler sur son concours de professeur des écoles. Elle avait comme but dans la vie devenir la meilleure des maîtresses. Être stricte mais sympa, elle voulait être la maîtresse que les enfants allaient voir pour se confier, mais elle ne voulait pas être celle qui se fait marcher dessus. C’était une question de juste milieu et Olivia en était sûre, elle le trouvera. Elle habitait encore chez sa mère. Elle lâcha son livre et regarda par la fenêtre, cette fameuse forêt interdite. Tout le monde en avait peur. Mais, elle, elle l’attirait, elle voulait découvrir ce qui se passait à l’intérieur. On raconte que les personnes curieuses n’en étaient jamais revenues. C’était une légende pour faire peur au plus téméraire. Cette forêt était la principale conversation de son université.

Sa mère ouvra la porte de sa chambre et entra sans même prendre le temps d’indiquer sa présence en frappant à la porte.

L’étudiante sursauta face à cette intrusion forcée dans son intimité.

- Maman ! Combien fois je t’ai dit de frapper !

- Tu es chez moi, donc ce sont mes règles !

- Et mon intimité alors ?

- Tu crois que j’en avais moi de l’intimité quand tu étais petite ? Tu me suivais partout, même aux toilettes je ne pouvais pas être tranquille ! Alors laisse-moi assouvir ma vengeance tranquillement !

- Et sinon le but de cette entrée fracassante était pour quoi ?

- Juste pour te dire que le dîner est prêt.

- Super, j’arrive, laisse-moi juste le temps de finir ma phrase et je descends.

Quand elle descendit, les assiettes étaient déjà pleines de pâtes carbonara. Sa mère et sa sœur étaient déjà en train de manger.

- Je vois que vous aviez trop faim pour m’attendre.

- On te connait Olivia, avec toi, une phrase se transforme en un paragraphe !

- Désolée d’être studieuse, j’essayerai de l’être un peu moins à l’avenir !

- Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire et tu le sais.

- Oui, je sais, excuse-moi.

Après ce gros dîner copieux, elle fila directement dans la salle de bain pour prendre sa douche.  Elle se déshabilla en vitesse, elle allait rentrer dans la douche, quand elle passa devant le grand miroir, elle se regarda tout en se palpant. Elle toucha et pinça légèrement son ventre, celui-ci forma un bourrelet en forme de bouée, par dégoût elle le relâcha. Elle se retourna et se toucha les fesses qui étaient loin d’être musclées. Elle scruta tout son corps puis souffla. Olivia se dirigea vers le lavabo, prit sa brosse à dent, elle posa son dentifrice dessus et commença à frotter. Machinalement elle leva les yeux sur le miroir accroché au-dessus et ressentit ce sentiment de dégoût encore plus intensément. Sans pouvoir se contrôler, des petites larmes coulèrent de ses yeux noisettes et roulèrent sur ses jouent avant s’écraser sur le rebord du lavabo. Elle finit de se brosser les dents, les yeux les plus fermés possible tout en continuant à pleurer silencieusement.

« Toc, Toc, Toc »

Olivia ouvrit ses yeux subitement mais évita soigneusement le miroir qui la narguait.

- Quoi encore ? On ne peut pas être tranquille dans cette baraque !

- Bah dépêche-toi ! Tu n’es pas la petite princesse de la maison ! Il y a du monde qui attend après toi !

- Je ne peux pas être la petite princesse de la maison puisque tu l’es déjà ! Et je prendrais le temps qu’il me faudra. Tu n’as qu’à attendre !

- Je vais le dire à maman !! MAAAMAAAANNNN ! cria Alice en descendant les escaliers bruyamment pour bien faire comprendre à tout le monde qu’elle était fâchée.

Olivia rentra dans la douche et alluma l’eau puis ressortit, en attendant que celle-ci chauffe. Elle s’assit, adossée à un meuble et mit sa tête dans ses bras et continua à pleurer tout doucement pour être certaine que personne ne l’entende.

« Toc, Toc, Toc »

Et voila, ça recommence, se dit-elle.

- Pas trois heures Olivia, tu n’es pas toute seule, il y a Alice qui doit prendre sa douche après toi.

L’étudiante ne répondit pas immédiatement pour ne pas avoir une voix tremblante

- Olivia tu m’as entendue ?

- Oui, je t’ai entendue c’est bon ! Je me dépêche !

- Si tu n’es pas contente tu n’as qu’à te prendre un studio.

- Mais je n’ai rien dis là !

Elle serra les dents et re-entra dans la douche, cette fois-ci l’eau qui jaillissait de la paume de la douche était brûlante, elle la régla et se mit en dessous de jet.

Quelques minutes après, alors que Olivia était en train de s’essuyer sa petite sœur retoqua. Mais elle ne prit pas la peine de répondre. Quoi qu’elle dise, Alice avait leur mère dans la poche, elle aura toujours tort. Elle se mit en pyjama rapidement et sortit sans même faire attention à sa sœur qui était derrière la porte. Elle alla dans sa chambre, prépara ses affaires pour demain et se coucha directement. Elle mit son casque sur ses oreilles, l’alluma, mit le son à fond et activa sa playlist.

Minuit quinze, elle se réveilla, éteignit la musique et enleva son casque. Son téléphone était presque vidé de sa batterie, elle le mit en charge. Olivia se leva ensuite et regarda par la fenêtre. Il faisait tellement noir qu’elle ne voyait rien, mais elle savait que non loin s’étendait la fameuse forêt qui l’intriguait tant. Puis elle retourna se coucher.

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