Numéro 247 | 404factory

Numéro 247

C'était un matin bien calme, soudain le bruit assourdissant d’un aéronef éblouis par les rayons d’un jour nouveau perturba le silence d’une forêt hostile à l’homme. L’engin volant se posa sans peine dans la cour externe de la prison au centre de la forêt et au milieu de l’ile.  Comme presque tous les mois, il apporta de nouveaux prisonniers (violeurs, assassins, terroristes…) tous destinés à être exécutés, en principe du moins. Car comme presque tout dans ce monde, la prison X avait une face cachée. Telle une main tendue vers la lumière inespérée, elle promettait aux condamnés à mort l’expérience d’une vie rallongée. Mais pour cela, il fallait payer le prix du sang dans un combat à mort et ainsi gagné quelques jour supplémentaire en cas de victoire.  

Face à la mort la barrière séparant vérité et mensonge, réalité et rêve, rationnel et insensé n’existe plus. Ainsi, le gérant de la prison Von Starkness après avoir passé un accord tacite avec l’alchimiste légendaire désormais chef de la recherche scientifique, a mis en place un véritable business qui lui rapportait très gros. Leur marché était extrêmement simple, chacun se mêle de ses affaires tout en accomplissant ses fonctions. Car l’un comme l’autre trafiquait des affaires sordides au sein de la prison que même les hauts dirigeants de l’empire de l’est, les créateurs et le financeurs du projet qui les laissait une certaine liberté, ignoraient complètement contrairement aux gardiens et aux scientifiques de la prison. Ces derniers gardèrent le silence et obéissaient sans poser de question car dans cette prison, les accidents inhabituels étaient très fréquents et leurs proches ou leurs familles à l’extérieur pouvaient en avoir à tout moment. En plus, ils voyaient leurs Salaires triplées à la fin de chaque mois. Que de facteurs extrêmement convaincants qui feront réfléchir n’importe quel abruti à deux fois avant de l’ouvrir.          

Von Starkness organise des combats à mort entre prisonnier,  prisés par bon nombre de fortuné venant de divers horizon sur le continent, capable de déversés une véritable fortune pour assister à un de ses combats en direct. Bien sûr les clients ne venaient pas en chair et en os,  mais les combats leur étaient transmisse en direct via un ingénieux système développé au sein même de la prison et qui par la même occasion permettait au gérant de récupérer son dû avant chaque duel.

Cependant, le vingt-quatre févier un nouveau jour se leva avec l’arrivé de quinze nouveaux prisonniers. Comme d’habitude, le gérant vient en personne accueillir ses nouveaux locateurs. Ainsi après une brève discussion avec les pilotes,  les aéronefs répartirent laissant les malheureux à leurs sorts  tragiques. Le torse bien bombé et l’allure majestueux, le gérant marcha avec des pas élégants en face des nouveaux arrivants (contrains de s’aligner en rang) espérant ainsi les intimidés. Tour à tour il les regarda attentivement. Après le septième dévisagé, il fut fortement surpris, car le huitième était en train de dormir, juste sous ses yeux. Il ronflait en plus.       

— Se fout-il de ma gueule ? Pensa-t-il irrité.      

Plusieurs secondes passèrent sans que nul n’émettent le moindre son lorsque soudain, avec un grain de colère, le gérant cogna vigoureusement sur le jeune impudent qui s’écroula par terre bien malgré lui.      

 — Debout immondice déchet, grogna-t-il.         

Dans une atmosphère de terreur, le prisonnier s’exécuta, il se leva et  regarda son agresseur dans les yeux, sans gêne.

Etrange, très étrange, ni haine ni peur ni colère, les yeux du jeune garçon n’exprimaient rien de  cela, remarqua alors le gérant. Normalement même les pires criminels du continent sont envahis d’effroi rien qu’en étant informé de leur transfert prochain à X, la prison dont on ne revient jamais, la prison fantôme, ou encore la prison de la mort. Est-il débile, se demanda-t-il. A-t-il seulement conscience de ce qu’il y a entre ces murs ? Le directeur intrigué s’en alla sans un mot de plus laissant ses gardiens s’occupés du reste. Par la suite, le gardien en chef du Niveau1 Gregor Carl expliqua aux prisonniers quelques règles à suivre. Et une fois arrivé à l’intérieure de la prison, au Niveau1, les prisonniers  subirent un ensemble de test avant d’être amenés dans leurs cellules respectives.

Le bâtiment central de la prison avait la forme d’un grand entonnoir renversé, partagé en plusieurs étages. Ainsi il fut divisé en quatre grands Niveaux avec un sous-sol (laboratoire sous la direction de Quidiss Landoff). Chaque Niveau contient au minimum quatre étage sous-sol y compris. Le sous-sol est aussi appelé Niveau0, les prisonniers ayant perdus plusieurs combats y sont envoyés par dizaine chaque semaine.

Les nouveaux prisonniers sont enfermés dans le Niveau1, les conditions de détentions y sont très rudes, dans ce Niveau, chaque prisonnier doit impérativement gagner plusieurs de ses combats. Dans le cas échéant il sera envoyé au sous-sol. De ce fait, le Niveau2 est rempli de combattants victorieux qui craignent la défaite comme la peste car après seulement deux défaites, l’individu est renvoyé dans sa cellule d’origine au Niveau1. Plus on gagne de combat plus on augmente de Niveau et proportionnellement les conditions de détentions ainsi que le temps avant l’exécution augmentent graduellement. Ce qui fait que le Niveau4 est empli de prisonnier extrêmement redoutable, ils y sont presque complètement libres. On y pratique divers activités, c’est en quelque sorte le paradis des prisonniers.    

La hiérarchie de la prison (le laboratoire mis à part) est très simple, chaque Niveau est dirigé par un sous-directeur chacun ayant sous ses ordres un ensemble de gardien et comme bras droit un gardien en chef, tous obéissant aux ordres de l’unique chef des lieux : le directeur Von Starkness.          

Assis confortablement dans son bureau, il regarda les dossiers des nouveaux arrivants et sélectionne ceux qui sont d’après lui, les plus dignes de se battre dans ses arènes puis jette le reste aux scientifiques du sous-sol. Plus tard leurs dossiers sont transmis au sous-directeur du Niveau1 Ivan Chenoli qui est chargé de leur faire combattre. Pour mener à bien son travail, le sous- directeur Ivan doit connaitre les antécédents des prisonniers sélectionnés et évalué leur capacité physique afin de leur choisir le meilleur adversaire possible. Parmi les quatre nouveaux arrivants sélectionnés pour se battre, il y a les prisonniers mille deux cent quatre, quatre cent trois, sept cent vingt et enfin le prisonnier deux cent quarante-sept Lard celui frappé par le directeur plus tôt. Ce dernier n’était gère impressionnant mis à part son dossier, c’est un gringalet aux cheveux bleu vif et au regard troublant. Il était mentionné dans ce fameux dossier qu’avec l’aide de quelques hommes, il avait attaqué et décimé les autorités régent d’une ville. Le gouverneur de la dite ville étant atrocement mutilé et exhibé à la foule jusqu’à ce que mort s’en suive, il se rendu de lui-même aux soldats. Contrairement aux autres prisonniers, il n’avait pas été incarcéré dans une autre prison avant d’être envoyé à X. Malgré tout, Ivan ne comprenait pas.      

— Pourquoi le directeur a-t-il sélectionné ce prisonnier, il est en dessous de tout physiquement et a l’air bien inoffensif. Ne le sait-il pas, ce genre de déchet me complique les choses car avec eux, les combats ne sont jamais divertissants puisqu’ils se terminent presque toujours en un instant.      

Les muscles bien saillants, le regard féroce et la dentition en fort mal état, ce mastodonte était principalement réputé au sein de la prison pour sa cruauté disproportionnée. Gregor Carl le bourreau, ainsi le surnommait les prisonniers. Arrêté près de son chef dans son bureau, il détourna le regard vers le dossier sans pour autant montré trop d’intérêt au sujet abordé.      

— C’est vrai qu’il m’a l’air d’être un grand minable, mais je pense qu’il doit savoir se battre vu son regard prétentieux et surtout plein  d’arrogance. A mon avis, il maitrise le Flux. Seulement ici cela ne lui sera d’aucune utilité (car avant même d’entré dans la prison, des cristaux verts sont implantés dans le corps de chaque arrivant, ce qui rompt l’équilibre psychique de l’individu et donc son Flux).  

Emu, le sous-directeur ricana en usant du rire machiavélique dont lui seul avait le secret.           

— C’est vrai tu as peut-être raison, répondit-il enfin. Je me servirai donc de ce déchet comme faire valoir.

Quelques heures passèrent, n’ayant même pas eu le temps de s’habitué à son nouveau appartement, Lars fut amené par deux gardiens dans une salle très bruyante,  lugubre, sinistre et soutenue par d’énormes piliers. Il n’y avait aucune présence humaine, en regardant plus attentivement sur les murs et sur les piliers, Lars y remarqua de nombreux transmetteur ainsi que des traces de sang. Soudain, la porte devant lui s’ouvrit, un homme assez corpulent portant la même ténue de prisonnier se dirigea alors vers lui, aussitôt, des voies résonnèrent dans la salle :

 <<vas-y Joh, démoli-le, arrache-lui les tripes, écrase-le, donne tout ce que t’as>>. 

L’individu s’arrêta à moins d’un mètre de Lars tout en le regardant d’un air hautain.           

— Désolé p’tit, je n’ai rien contre toi seulement c’est une question de survie, tu comprends ?! Tu vas devoir mourir ici, déclara-t-il cru.

Sans sourciller le moins du monde, à son tour Lars le fixa avec un petit sourire aux lèvres. Soudain, <<commencez !>> dis une personne à travers un haut-parleur. Joh l’ancien tueur à gage s’en donna alors à cœur joie, il laissa parler toute sa rage en se jetant sur le petit gringalet au visage d’ange. Coups de poings, coups de pieds, balayages tous manquèrent leur cible, le garçon réussi à les évités avec une aisance déconcertante. Mais après plusieurs tentatives, Joh réussi à l’acculer dans un coin de la salle, comme il le dit toujours << les efforts fournit pour abattre une proie ne sont jamais vain>>, avançant à toute allure vers Lars, poing serré en l’air, il sourit en croyant  la victoire lui était déjà acquise. Dans ses pensées, un seul coup porté en une seconde suffirait à mettre au tapis ce gamin tout chétif. Ironiquement, il n’a fallu qu’une fraction de seconde à Lars pour tout écraser : son plan de victoire, son sourire ainsi que sa mâchoire avec un fulgurant retourné du pied gauche. Il l’avait stoppé net dans son élan coupant ainsi cours à ses bravades inutiles et avec, les cries insupportables de ses supporteurs. Son gros corps alla s’écrasé face contre terre plusieurs mettre en arrière. Plus tard, il se releva avec grand peine animé d’une fureur alarmante. Avec l’échec cuisant de sa première stratégie (foncé tète baissé), il commença à réfléchir en tournant au tour de son adversaire tout en l’attaquant. L’affrontement qui était censé se dérouler en massacre à sens unique avait subitement pris une tout autre tournure qui hélas n’était aucunement en accord avec celle imaginé par le sous-directeur Ivan Chenoli. Lui qui comptait se servir de deux cent quarante-sept (Lars) pour mettre en valeur son nouveau champion afin d’organiser un choc entre ce dernier et son autre champion assistait impuissant à l’effondrement de son plan si fameux. Car voilà, Montkarlo Johref  était bien parti pour se faire ridiculisé par un blanc bec. Pourtant l’ancien tueur à gage faisait tout son possible, seulement niveau technique, Lars le surpassait largement, voir infiniment. Toujours avec plus de facilité, ce dernier esquivait ses attaques répété qui à la longue devenaient de plus en plus risible. Et cela l’énervait, encore et encore, puis inévitablement Johref finit par craquer et lança un dernier assaut en hurlant de toutes ses forces.  

— Désolé mon pote, comme tu l’as si bien dit, c’est une question de survie lui lança Lars souriant.  Toujours avec autant de facilité, il le stoppa net avec un coup du pied droit encore plus rapide et plus dévastateur que le précédent. Comme foudroyé,  le pauvre aspirant champion saliva  abondamment avant de s’écroulé à terre pour un bon moment. Après un bref instant de silence et d’étonnement, les clients acclamèrent sans gêne le nouveau futur champion qu’ils avaient tous méprisé dix minute au pare avant. Tant qu’il y avait de l’action et du sang, ces derniers étaient toujours satisfaits quel qu’en soit l’issu contrairement au sous-directeur du NIVEAU1 et son bras droit Gregor Carl qui venaient d’assister à l’effondrement de leur manigance.      

La nuit de la victoire inattendue du gringalet, le perdant Montkarlo Johref reçut une visite qu’il craignait plus que tout. C’était le gardien en chef du Niveau1 Gregor Carl et deux de ses subordonnés. Joh qui avait jusque-là montré un visage de gros dur changea subitement de personnalité. Il trembla et sua à grosse goutte car étant lui-même un prédateur crains, dans cette prison et face à cet homme, ce n’était qu’une proie comme un autre.        

— Alors très cher Joh, qu’est ce qui s’est passé Hein? Lui demanda-t-il.    

Joh terrorisé, répondit : 

Je, je…   

Brusquement, Carl le coupa dans sa vaine tentative de parler.        

— FERME-LA !!! Lui dit-il. Sais-tu combien de temps ça nous a pris ?  

— Non, non … Supplia Joh affolé et terrorisé.       

— Deux semaines, deux semaines Joh, ça nous a pris deux semaines.  

— Désolé … je suis désolé, déclara-t-il maintenant en larme.       

— Chercher des prisonniers assez imposant, planifier le moindre détail de vos affrontement et faire en sorte que tu triomphes à chaque fois pour te faire gagner en popularité auprès de nos chers clients. Tout ça afin que tu puisses affronter Gil et perdre après un combat acharné. Les clients auraient adoré, et toi tu aurais continué à vivre la belle vie au sein du Niveau1. C’était parfait, ce plan était parfait. En contre parti on t’a demandé qu’une  seul chose Joh, démolir jusqu’à la mort un petit minable. Et toi pour nous remerciés qu’est-ce-que tu fais ? Tu te fais ridiculiser face à ce blanc bec.        

— Pardon, pardon, je suis désolé !  S'excusa-t-il le corps tremblant jusqu'aux os.               

— Tu es désolé, ah bon ?! Je te l’assure, ce n’est absolument pas la peine et puis tu sais quoi, j’aurais été très frustré s’il t’avait tué. Mais heureusement pour moi il t’a seulement assommé. Et donc, je vais pouvoir te punir comme il faut. Il s’adressa alors à ses subordonnés : Ogmor défait la nappe et quand à toi Stoss apporte-moi les outils.    

Joh continua à supplier et hurlé de toute ses forces, pour la dernière fois de sa vie. Ces cris de douleur déchirèrent le silence nocturne d’une prison faite de désespoir où des hommes ayant autrefois ôtés injustement la vie à leurs semblables, vivent au jour le jour au gré de leur bourreau qui d’un simple  coup de tête, peut décider de mettre fin à leurs misérables existences. Alors cette nuit-là, Ivan Chenoli le sous-directeur du Niveau1 brula un dossier, c’était celui de l’ancien tueur à gage dont les cris résonnaient jusque dans son bureau. D’après lui, c’était une fin digne du déchet qu’il est et qu’il a été. Par contre pour les autres prisonniers du Niveau1, entendre ses hurlements ne faisait que les rappelés l’atroce souffrance qui les attendait tous au bout du chemin, quoi qu’ils fassent.


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Portrait de Anonyme
Portrait de Xyla Comm
Okay, temps mort. L'histoire paraît bien, mais là j'ai eu trop d'infos d'un coup pour tout bien retenir... C'est lourd, j'ai eu du mal à savoir quand tu passes d'une scène de description a une scène qui se passe actuellement. Si tu pouvais aérer pour les chapitres suivants ça serait super
Portrait de VeryLine
J'en prends note. Je reverrai le chapitre plus tard pour rendre le tout plus fluide. Merci pour ton commentaire !
Portrait de VeryLine
Chaque commentaires est le bienvenu.
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