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Pourquoi ?

"Je suis incapable d'expliquer mon geste, j'ai fait ça sur un coup de tête, sans vraiment réfléchir, je suis peut être fou, il en est peut-être mieux ainsi..."

C'est ce que j'ai écrit sur la lettre d'adieu que j'ai laissé dans une de mes poches de pantalalon quand mon corps va être découvert, l'histoire de donner un semblant d'explication, au moins faire savoir que c'est mon choix. Je ne suis pas victime d'un accident ou d'un meurtre, mais acteur de ma propre disparition.

Ça fait plusieurs mois que j'y pense, tous les soirs à la même heure 23h23, heure miroir, qui me renvoie l'image de mon échec, du vide de ma vie. Voilà mon constat. Une pensée qui vient me ronger le cerveau pendant que je fixe les chiffres sur mon réveil, un rituel sacrificiel. Une douleur tellement vive qui m'empêche de m'endormir. Je me retourne dans mon lit, je transpire, puis à force de lutter je plonge dans le sommeil, une sorte de petite mort, le seul moment où je suis apaisé, quand mon corps est inerte. 

25 ans et la vie devant moi, pourtant j'ai l'impression que 25 ans c'est déjà long, bien trop long, comme si j'avais déjà fait le tour et que plus rien ne m'intéresse. Une fatigue et une lassitude permanente, c'est sûrement difficile à comprendre et pourtant...

Moi j'ai tout pour être heureux, des parents qui m'aiment, une petite amie avec qui j'ai une relation fusionnelle et une belle réussite dans mes études. Mais j'ai la sensation d'être vide, incomplet, incompris... j'en demande peut-être trop, ma définition du bonheur et sûrement beaucoup plus complexe que pour d'autres.

La routine me fait tellement peur, j'ai pas envie de prendre des habitudes, mais j'ai pas envie non plus de grandes aventures, dans le fond j'ai envie de rien, seulement d'arrêter de respirer, et me sentir sombrer.

Un inconscient autodestructeur, c'est sûrement ce que dirait un psy, mais moi je sais que non. J'ai simplement pas envie de sourire, j'ai simplement pas envie de m'extasier devant un ciel bleu pendant une belle journée d'été. Ce n'est pas de l'autodestruction, c'est de l'ennui, toujours la même journée à revivre chaque jour, ceci n'est pas fait pour moi.

Oui je suis probablement fou, un truc dans le cerveau qui est mal réglé, et je fais avec. Mais les choses deviennent de plus en plus obscures, elles se brouillent. Pour mon entourage je donne le change, je ne montre rien du trou noir qui m'aspire de l'intérieur.


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Portrait de Anonyme
Portrait de Rochelounet
A part une vraie capacité du narrateur à nous transmettre son ennui, le reste est bien fade.
Il y a une vraie littérature médicale, psychologique et sociologique sur le suicide, les dépressions et ses effets. Ca vaudrait peut être le coup de t'y intéresser si le sujet t’intéresse.
Il n'y a pas d'inconscient autodestructeur dans la dépression par exemple (ca caractériserait éventuellement les troubles borderline) donc peu de chance qu'un psy dise ca :D

Sur la forme, le soucis vient de la narration. A qui parle le narrateur et pourquoi ? On ne sent pas une envie d'etre compris, d'etre reconnu et ce n'est pas un témoignage pour laisser une trace...